Décider en toute liberté


    juillet 2001 par levan@club-internet.fr

      D’abord, foin des ayatollahs du Pour ou du Contre, ne transformons pas un débat respectable en guerre de religion. Il me semble qu’il y a au moins deux critères à condidérer :

      La gestion

      Quelle est l’incidence du no kill sur les peuplements ? : Il me semble que manque une étude exhaustive permettant de distinguer les différents milieux - un réservoir, un petite rivière de montagne ou de plaine, un chalk stream ne doivent certainement pas réagir de la même manière - et s’appuyant sur des observations objectives chiffrées d’évolution des structures d’âge.

      Quelques constatations empiriques personnelles :

      Sur les parcours petite rivière de peuplement artificiel : Un prélèvement limité permet l’enlèvement des poissons en surnombre et la survie de spécimens qui deviennent passionnants à traquer, c’est toujours ces poissons-là que je recherche.

      Une truite très éduquée devient très difficile à leurrer sauf à certains moments début de mouche de mai- mais aussi elle fait le vide sur une portion importante du cours d’eau et laisse la place à d’autres prédateurs tels que les brochets.

      Le no kill intégral conduit à la disparition des poissons moyens et à une domination par des truites imprenables, elles ne montent que sur du 10 ou 8 ou moins et ... cassent à tous coups

      En réservoir, tout dépend de la densité : Si la densité est faible et l’alimentation naturelle suffisante on aboutit au même résultat, Il serait intéressant de prendre l’avis de gestionnaires de parcours maîtrisant parfaitement leur gestion tel Victor de Somedieu.

      En final diffuser les bases scientifiques du choix. A chaque gestionnaires de les intégrer et de savoir quel genre de pêche il veut promouvoir.

      L’éthique

      Personnellement, j’apprécie de ramener un ou deux poissons. J’estime qu’il est dommage de ne prendre qu’une seule fois un beau poisson. Certains estiment que la remise à l’eau est une manière scandaleuse de faire souffrir des animaux pour notre simple plaisir.

      N’est-ce pas à chacun de décider en toute liberté ?

      Vous connaissez la blague : une carpe voyant tomber à l’eau un bas de ligne et un bouchon observe pour sa voisine : "Tiens voilà mon footing matinal ".

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