Saumon transgénique


    A quand l’introduction dans nos rivières ?


    mai 2000 par David Synold

      A quand l’introduction dans nos rivières ? Le Saumon transgénique bientôt commercialisé ?...

      Avant la vache folle on nous a dit "pas de problèmes !", avant le scandale du sang contaminé on nous a dit "pas de problèmes !", avant les avatars des Organismes Génétiquement Modifiés on nous a dit "pas de problèmes !", après Tchernobyl on nous a dit "pas de problèmes !", après la dioxine dans les produits d’origine animale on nous a dit "pas de problème !".... Pour le saumon transgénique... dites-nous le encore une fois... s’il vous plait.

      Des poissons modifiés génétiquement pourraient être approuvés pour consommation humaine d’ici un an. Une firme américaine, AF Protein, développe actuellement des saumons transgéniques à l’ile du Prince Édouard, l’une des provinces maritimes canadiennes. Les deux gènes ajoutés à ce poisson lui permettent de se développer de cinq à dix fois plus vite que la normale. Mais les environnementalistes craignent que ces poissons ne s’échappent des élevages et contaminent les saumons sauvages.

      Le saumon de l’Atlantique transgénique contient un gène d’hormone de croissance et un second gène qui active celui-ci. À l’âge de dix huit mois, ce poisson fait cinq fois la taille de ses congénères normaux. Ceci permet de réduire les coûts délevage de moitié. Les éleveurs de saumons traditionnels, plus chers, craignent dêtre évincés du marché si la vente de ces poissons transgéniques est autorisée.

      Les environnementalistes craignent, pour leur part, que certains de ces saumons transgéniques ne parviennent à s’échapper. Il pourrait alors y avoir hybridation avec les saumons sauvages, ce qui pourrait perturber ou même interrompre les cycles complexes de migration et de reproduction de cette espèce. AF Protein affirme avoir pris ses précautions : tous ses poissons expérimentaux sont stériles, affirme-t-elle. Mais les opposants soutiennent qu’il est impossible de garantir leur stérilité à cent pour cent.

      En décembre dernier, des chercheurs britanniques avaient démontré, avec une simulation informatique, qu’un gène de ce type, libéré dans une population nombreuse par un seul poisson, pouvait se répandre à toute l’espèce et l’exterminer en quelques générations. C’est ce scénario du gène de Troie, avantageux à court terme, mais dévastateur à long terme, que craignent les environnementalistes. - Sources : cybersciences.

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