Ma rivière ...


    Jean-Jacques Robert


    novembre 2000 par David Synold

      Ces quelques vers, écrits il y a quelques temps, par Jean-Jacques Robert, ont été présentés en 1998 et retenus dans un concours organisé par la Bibliothèque internationale de poésie. Il a été publié dans le recueil intitulé "Journée merveilleuse", en vente dans le commerce. M. Jean-Jacques Robert est aussi l’auteur d’un manuscrit, consacré à la pêche à la mouche et à ses quarante cinq années de pratique sur les rivières du Tarn. J’ai pu lire une partie de ce manuscrit, il mérite vraiment qu’un éditeur s’y intéresse. L’appel est lancé...

      Ce poème s’intitule "Ma rivière" et parle de mouche, bien entendu.... J’ai cru intéressant de vous faire partager, par la parution de ces quelques lignes, la passion nourrit par quelques quarante cinq années passées à manier le fouet, qu’il soit à une ou deux mains, à poser son anglaise, sa queue de rat et ses deux mouches et à prendre truites, sièges et chevesnes, sur les rivières du Tarn et d’ailleurs.

      Ma rivière...

      J’aime sa vallée verdoyante,
      son air pur, son soleil.
      Le soir à la brume venante,
      regarder ses coteaux vermeils.

      Ses sièges et chevesnes,
      pour qui possédait la mouche,
      qui se tenaient à surgir dans quelques veines,
      faute de truite ne faisait pas fine bouche.

      C’était le temps de gros paniers,
      la quintessence de la pêche,
      ils étaient fait d’un noble matériau ; l’osier,
      avec la nymphe dans la pellicule, non pas avec la sèche.

      Et puis, à vouloir aller à la perfection,
      de la nymphe dans la pellicule, je m’en suis écarté, pour monter vers la surface
      s’est transformée pour devenir sèche en parfaite imitation,
      il faut m’y remettre et que j’en refasse.

      Tout y est calme, rien ne bouge sur les longs courants,
      ponctués d’une longue virgule - la soie.
      Plus bas la rivière est en mouvement,
      et de deux points - les mouches, un gobage puis l’émoi.

      Lorsque le poisson se gausse de nous,
      monte et refuse sans cesse le faux insecte,
      c’est le rising-shoort qui nous rend fou,
      de nos nerfs il s’amuse et s’en délecte.

      Patience ! ce phénomène là va passer,
      nos mouches seront prises à pleine gueule,
      ou bien alors tout va s’arrêter,
      laissant avec nous la rivière comme sans vie et seule.

      C’est un moment rare qui nous laisse mélancolique.
      Ne baissons pas les bras, continuons notre sport,
      il nous faudra la résistance physique,
      pour enfin piquer du fer et de réaliser un bon score.

      O ! que de fois seul près du feu, assis,
      temps triste et hargneux de l’hiver,
      je revois avec monotonie,
      ma rivière, sa vallée, ce prés vert.

      Jean-Jacques Robert


      Texte reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur. Tous droits réservés à Jean-Jacques Robert - Joceline Robert@wanadoo.fr

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