Queue de faisan classique


    avril 2002 par Jean-Claude Girard & David Synold

      image 240 x 188 Description

      Dans les années 1930, Frank Sawyer, légendaire garde-pêche sur la Rivière Avon en Angleterre pendant 52 ans, a conçu la nymphe dite Pheasant Tail.

      Celle-ci n’a pas été pensée comme une imitation exacte, mais comme une représentation de nombreuses nymphes de ton foncé. Le modèle original a été construit entièrement en fil de cuivre et en fibres de queue de faisan ; le fil de cuivre se substituant à la soie de montage habituelle. Depuis ces années là, de nombreuses variantes du modèle d’origine ont vu le jour.

      Comme le dit si bien Gérard Masselot "une Pheasant Tail en plusieurs teintes et tu fais face à toutes les situations...".

      Utilisation

      C’est, par définition, la nymphe à tout faire... Légère, elle pêchera entre deux eaux, alors que très lestée elle ira débusquer les poissons au ras des galets. Elle reste efficace aussi bien sur les truites que sur les ombres.

      Variantes

      A l’origine, Frank Sawyer utilisa la plume de queue de faisan dans des teintes naturelles.
      Aujourd’hui grâce à la teinture, cette nymphe se décline en de nombreuses couleurs, allant du noir au bleu en passant par le jaune. Les lests modernes, comme les billes de cuivre et de tungstène - peintes ou non - permettent de faire évoluer ce montage classique à volonté.

      On peut éventuellement ajouter quelques fibres de plumes de queue de faisan sous le thorax pour imiter les pattes de la nymphe.

      Liste des matériaux

      Hameçon standard et fin de fer, de 10 à 18
      Soie de montage noire de 4/0 à 14/0.
      Fibres de plume de queue de faisan
      Fil de cuivre

      Montage pas à pas

      Après avoir serré l’hameçon dans l’étau, enrouler la soie de montage sur le premier tiers de la hampe, de l’oeillet vers la courbure. Fixer un fil de cuivre d’une bonne trentaine de centimètres de long. Sur une plume de queue de faisan, repérer le côté où les fibres sont les plus longues et les plus brillantes.
      Y prélever une pincée de fibres - environ 8 ou 10 - et les aligner. Fixer les fibres comme des cerques sous trois tours de soie de montage bien serrés. La longueur des cerques doit correspondre à deux tiers environ de la longueur de l’hameçon. Pincer les fibres de faisan par leur base et former le corps de la mouche en les enroulant de manière serrée sur la hampe.
      Stopper les enroulements à environ deux millimètres de l’oeillet de l’hameçon puis les bloquer sous trois tours de soie de montage. Redresser les fibres de faisan vers le haut et en arrière puis les fixer dans cette position par un ou deux tour de soie. Cercler le corps à l’aide du fil cuivre en attente, le passer devant la pincée de fibres et former un thorax par des enroulements superposés ; ce qui servira de lest au montage.
      Bloquer le fil de cuivre et couper l’excédent. Rabattre les fibres de queue de faisan sur le thorax, formé par les enroulements de fil de cuivre, et les bloquer au niveau de l’oeillet sous quelques tours de soie de montage. Couper l’excédent de fibre au ras de la soie de montage. Former la tête, faire le nœud final, couper la soie et apposer une goutte de vernis.
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