La couleuvre à collier


    octobre 2002 par David Synold

       la couleuvre à collierQui n’a jamais été surpris ou même effrayé par ce reptile, appelé aussi Natrix natrix, nageant à la surface de l’eau... Il n’y a pourtant aucune raison de se méfier de la couleuvre à collier qui préfère la fuite à la confrontation avec l’être humain.

      La couleuvre à collier habite les milieux humides, mais cela n’est pas une généralité puisqu’on la retrouve aussi dans les villes, les bois, les jardins et plus souvent sur les tas de compost, profitant ainsi de la chaleur dégagée. Bien que moins aquatique que sa cousine la couleuvre vipérine, elle affectionne les bords de rivières et les étangs, jusqu’à plus de mille mètres d’altitude. Elle est présente partout en France. La couleuvre à collier est la plus grande des couleuvres aquatiques. Le mâle adulte mesure environ quatre vingt centimètres alors que les femelles peuvent atteindre jusqu’à un mètre cinquante.Généralement enclin à se nourrir d’amphibiens, comme les grenouilles, les têtards et les tritons et de poissons, la couleuvre à collier ingurgite plus rarement de jeunes rongeurs ou des lézards. Toutes ces proies sont avalées vivantes.

      Son corps est couvert d’écailles, son dos est tacheté. Ces taches ont des dimensions différentes selon l’habitat et la région où vit l’individu, mais sont toujours noires sur fond gris foncé, jaune sale ou rouille. Son ventre est blanc, ponctué de taches noires. Sur presque tous les individus, on distingue un anneau allant du blanc franc à ton clair discret, placé juste derrière la tête ; c’est de ce collier que cette couleuvre tire son nom.

      Les femelles, qui parfois, se regroupent, pondent entre dix et trente oeufs, au mois de juin. Les petits se libèrent de leurs coquilles dès le mois de septembre. Ils mesurent alors une vingtaine de centimètres. Les jeunes couleuvres ne doivent leur salut qu’à la discrétion et à leur mimétisme avec le milieu environnant. A noter, les couleuvres à collier hibernent entre octobre et avril selon les conditions climatiques. Elles passent tout l’hiver, généralement en groupe, entrelacées dans des galeries ou des cavités naturelles.

      L’espèce reste inoffensive et s’expose volontiers au soleil. Lorsqu’elles sont dérangées, elles prennent la fuite. Pour se défendre elles donnent des coups de tête et soufflent, elles sécrètent aussi un liquide nauséabond. Dés lors qu’elles se sentent menacées, elles feignent la mort. Les couleuvres à collier ne mordent jamais.

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