Truites et Saumons en Michigan (Part. 2)


    octobre 2001 par Emile Bertrand

      Sans aucun doute, pour la majorité des Pêcheurs à la Mouche, la truite est certainement l’aristocrate de tous les poissons, c’est aussi tout ce décor paisible, avec ces prairies verdoyantes, ces forêts spacieuses, ces cours d’eau scéniques qui contribuent à faire aimer ce genre de pêche.

      La truite de ruisseau ou brook-trout que les biologistes appellent Salvelinus-fontinalis, notre saumon de fontaine, est un poisson originaire de l’Amérique du Nord - selon le livre de Ernest-G- Schwiebert intitulé "Assortir l’éclosion" - qui survit dans les eaux très froides du nord du Michigan, avec une abondance d`oxygène et bien sûr sans pollution.

      La truite Arc-en-ciel, Salmo-Gairdnerii est originaire des côtes ouest de l’Amérique du nord et passe la plus grande partie de son temps dans les Grands Lacs. Au printemps et à l’automne, elle retourne dans les ruisseaux où elle est née pour s’y reproduire. Cette espèce fut introduite dans le Michigan en 1874 et peut peser jusqu’à vingt livres ...

      La truite Marron appélée Brown-trout ou Salmo-Trutta est d’origine européenne, elle fut introduite en 1884 dans l`état du Michigan dans les environs de Détroit puis dans la rivière Le Père Marquette et de nombreuses rivières. Elle résiste très bien aux rigueurs de nos hivers très froids. Quand on pense qu’une truite moyenne pondra de cinq cent à mille oeufs pour chaque livre de son poids, et qu’environ quatre vingt cinq pour cent des alvins ne survivront pas les dix huit mois suivants, et que de ce groupe soixante pour cent de ces nouveau-nés seront les victimes des températures hivernales, ceci explique la raison pour laquelle les truites qui survivent sont souvent assez difficiles à débusquer.

      Comme vous le savez, un des plus importants problèmes d’un Pêcheur à la Mouche est de choisir la bonne imitation en fonction des larves, insectes, nymphes et autres mouches au bon moment et selon le milieu. Ici, les nombreuses imitations que nous utilisons ont des noms entièrement américains et dont les noms en français me sont totalement inconnus, mais sans doute ont-elles des ressemblances avec celles de Bretagne.

      Les jours se suivent et ne se ressemblent pas quand on pêche la truite. On a souvent vu dans nos rivieres, dans la même semaine et avec des conditions atmosphériques identiques, des jours où rien ne bouge alors qu’un ou deux jours plus tard , à la même place, les truites attaquent en grand nombre. Pourquoi ? ? ? Comme vous, je ne saurai répondre à cette question.

      J’espère que ces quelques lignes vous auront permis de vous faire une idée de la pêche de la truite à la Mouche dans le Michigan. A très bientôt. Kénavo !

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