Mondial Mouche 2002 (Part. 1)


    septembre 2002 par Jean-Pierre Jurado

      La France est une nouvelle fois Championne du Monde de Pêche à la Mouche, Jérôme Brossutti remporte le titre en individuel.

      A voir le résultat, on pourrait croire que l’affaire était pliée d’avance. Pourtant il n’en est rien, il y a eu du suspense, du grand sport, des rebondissements, de grandes joies et de profondes déceptions, bref, ce 22ème Championnat du Monde a tenu toutes ses promesses. Alors, comme tout le monde n’a pas eu l’opportunité d’y assister, nous allons essayer de vous faire revivre ce Mondial tel que nous l’avons nous mêmes vécu.

      Jeudi 4 juillet, Premier entraînement officiel

      Mondial Mouche 2002Les vingt équipes en lice ont délégué des hommes sur les parcours d’entraînement pour affiner les stratégies. Les eaux sont très basses sur l’ensemble du massif vosgien. Les français sont sur la Thur, et ils prennent des poissons, beaucoup de poissons, c’est bon pour la confiance. Les belges, comme la plupart des autres équipes, sont sur le lac de Longemer qui représente à cette heure la grande inconnue.
      La pêche se déroulant en barque dérivante, il faut non seulement trouver les bonnes mouches, les bonnes soies, les montages et animations productifs, mais aussi les meilleures dérives : Tout un programme, surtout quand chaque compétiteur sait que souvent les championnats du monde se sont gagnés (et perdus) lors des manches en lac. Rentrés à l’hôtel, tout ce petit monde et son entourage va monter des mouches bien après le coucher du soleil.

      Vendredi 5 juillet

      C’est reparti pour une nouvelle (et dernière) journée d’entraînement officiel. C’est Jean-Luc Estublier et Bernard Marguet qui sont ce matin sur le lac. A leur retour, ils affichent un sourire radieux car la matinée a été fructueuse : Ils ont trouvé de nouvelles mouches prenantes, des dérives intéressantes, des tactiques payantes... Les grognards de l’équipe de France ont bien travaillé. Ils laissent le soin à deux équipiers d’en trouver d’autres l’après-midi afin de faire une synthèses des acquis de chacun en soirée. Question organisation et stratégie, il n’y a rien à dire, tout est parfaitement huilé. Nous profitons de ce moment de décontraction pour échanger quelques impressions.

      Etant donné le niveau très bas des rivières, Bernard et Jean-Luc considèrent que leurs principaux adversaires seront les belges, les tchèques et les italiens. Cette opinion est suivie par le capitaine belge, Nicolas Hennes. Alain Gigot (Belgique) ajoute que le tirage au sort aura son importance, car selon le pêcheur à qui on succède sur un secteur, la pêche est plus ou moins ardue.

      Les espagnols, eux, sont déroutés par la pêche des ombres. Ils en ont pêché lors des championnats du monde précédents (Suède, Pologne etc.) mais ceux-ci se pêchaient comme des truites. Ce n’est pas le cas sur la Moselle et la Moselotte, qui regorgent d’ombres tatillons à souhait qui ont déjà fait tourner la tête à de nombreux moucheurs, et pas que des espagnols ! Vendredi soir les lots de chaque compétiteur sont tirés au sort, et chacun sait les lots dont il devra tirer le meilleur tout au long des trois jours de compétition.

      Samedi 6 Juillet, Première manche

      Vers 9h00, les bus affrétés par l’organisation déposent compétiteurs et contrôleurs sur leurs parcours respectifs. Il leur reste une heure pour se préparer avant le début de l’épreuve.

      Sur la Thur

      Sur la Thur, au poste 5, Bernard Marguet est déjà prêt, canne montée. On échange brièvement quelques mots, on le sent très nerveux, tendu. La France est considérée comme la grandissime favorite, mais il sait qu’il n’y aura pas de place pour l’erreur dans ce mondial. Tous les membres de l’équipe de France sans exception peuvent légitimement briguer le titre en individuel. Alors le problème n’est pas de concurrencer ses équipiers, car cette concurrence n’existe pas, mais plutôt la peur de pénaliser l’équipe en ramenant un mauvais résultat. Bernard sait aussi qu’il devra batailler ferme pour tirer son épingle du jeu dans ce groupe qu’il partage avec des garçons de grande valeur, habitués des joutes internationales, tels le belge Martinovic, l’italien Tinti, le tchèque Droz, Mark Yelland d’Afrique du Sud (vice champion du monde), ou le polonais Tondera, pour ne citer que les plus en vue. On est en France, le public est déjà présent, la pression est donc lourde sur les épaules de nos représentants, qui sont tous à cette heure dans leurs petits souliers (... à semelle de feutre).

      Enfin 10h00, et c’est parti pour la plus belle compétition de pêche à la mouche de la planète. Bernard attaque sa bordure, rive droite en nymphe, méthodiquement, puis le courant un peu plus au large. Premier passage, rien, deuxième passage, touche, ferrage, bagarre, épuisette, le tout n’a duré que quelques secondes. Il fait mesurer, relâcher et inscrire une truite de vingt six centimètres, ce qui prend plus de temps que la prise elle-même. Bernard continue ainsi à peigner méticuleusement tous les postes, jusqu’à la bordure rive gauche, sans succès, et passe au courant suivant, sous une chute. Au deuxième passage dans ce courant, une seconde truite, un peu plus petite se laisse leurrer avant d’être épuisée aussi rapidement que la première. Il passe ensuite sa nymphe sans succès dans toutes les veines d’eau, rembobine soie et bas de ligne, et sort du lit de la Thur pour courir à l’écart de la berge jusqu’au courant suivant, cinquante mètres en amont.
      Mondial Mouche 2002>Les consignes sont donc claires, la priorité est donnée aux zones courantes, pour solliciter des truites moins sélectives que leurs congénères peuplant les parties calmes de la rivière. Et on ne badine pas avec les consignes ! Toujours sur la Thur, au poste 12, le belge Olivier Martinovic ne chôme pas. Dans la première demi-heure il a pris sept poissons maillés à la nymphe, en pêchant très court devant lui (comme Bernard Marguet).
      Vient ensuite une période moins faste, durant laquelle il effectue quelques changements dans son montage, et après une demi- heure de doute, à l’abord d’un secteur plus favorable, il enchaîne de nouveau les prises, qu’elles aient la taille ou pas, pas une truite ne semble pouvoir lui échapper. Il pêche juste, en toute discrétion, vraiment impressionnant de calme et d’efficacité.

      Un peu en dessous, sur le secteur 14, l’anglais Stuart Croft (non, ce n’est pas le mari de Lara Croft !) a opté pour l’approche à genoux de tous les postes prometteurs. Sa stratégie est payante puisqu’il mesure dix poissons homologables, dont une jolie truite de 33 cm, ce qui lui vaut la quatrième place de la manche. En aval, au poste 16, l’italien Jacopo Tinti a lui aussi trouvé la bonne nymphe, peut-être juste un peu trop petite, car il décroche plus de poissons qu’il n’en comptabilise. Dommage car le transalpin maîtrise parfaitement sa nymphe au fil des courants alsaciens. Avec onze poissons mesurés, il s’offre la troisième place, et sûrement des regrets. Au 5, Bernard (Marguet) s’est finalement calmé. Pendant la première heure il n’a, de toute évidence, pas pêché à son niveau. Puis, les prises aidant, la confiance et la sérénité sont revenues. Il finit sur les chapeaux de roue, totalisant seize poissons à l’issue de cette première manche, ce qui lui vaut une excellente seconde place.

      Mais aujourd’hui sur la Thur, Olivier Martinovic était intouchable. Pas un geste de trop, pas une vague, ce fut un régal pour tous les spectateurs de suivre sa démonstration de sobre efficacité. Il mesure donc dix sept truites ce qui lui offre une brillante victoire de manche. Ce matin sur la Thur, six pêcheurs rendront un feuille vierge, preuve que bien qu’elles soient nombreuses, les truites cette rivière savent aussi se montrer selectives.

      A Longemer

      Sur le lac de Longemer, Philippe Beranger, malgré le trac, s’adjuge une méritoire troisième place avec dix sept truites dont une superbe arc de 51 cm. Pour situer la performance, le finlandais Mika Vale dont il partageait le bateau, n’en a épuisé que trois ! Le Slovaque Jan Bartko crée la surprise en lui ravissant la seconde place avec dix huit poissons. C’est le talentueux et expérimenté italien Edgardo Dona qui a survolé cette première manche en lac. Il mesure vingt trois truites en trois heures, pendant que son vis à vis Hywel Morgan (qui n’est pas le premier venu en réservoir) en épuise dix, prenant ainsi la cinquième place, coiffé sur le fil par le Norvegien Bjorn Fosser. Il est suivi par le belge Tony Perin, sixième avec huit poissons, alors que le tchèque Dvorack, avec trois poissons ne peut faire mieux que treizième, c’est la contre performance du jour. Cent vingt sept poissons ont été pris sur cette manche, pas de capot.

      Sur la Moselotte

      Sur la Moselotte, Gérald Garcia n’est pas à la fête. Il a hérité du secteur 8, un secteur très difficile, avec très peu de poissons à prendre. Habituellement, en compétition on appelle ce genre de parcours un cimetière. Et il va se bagarrer, Gérald, et se bagarrer encore, tout au long de ces trois longues heures, pour extirper de ce secteur tout ce qui porte nageoire. A la fin de ces trois heures de galère il a mis au sec trois poissons, trois malheureux poissons ce n’est pas grand chose pour un pêcheur de son talent. Et pourtant, et pourtant, ces trois poissons seront les trois seuls pris sur ce secteur au cours des cinq manches de compétition. Alors même si le score n’est pas au rendez-vous, il peut sortir la tête haute de cette première manche. On peut seulement regretter qu’il n’ait pas tiré un secteur où sa performance aurait été traduite par un meilleur classement. Car pendant ce temps le tchèque Thomas Starychfojtu (au 2) en amont, et le belge Philippe Schetter (au 20) en aval, se livrent un duel à distance. La partie tournera à l’avantage du tchèque, qui, avec huit beaux poissons (dont un de 40cm), devancera le belge qui totalise neuf poissons, mais plus petits. Les suivent l’australien Stagg (troisième avec six poissons), le surprenant néerlandais Crooymans (quatrième avec six poissons), suivi du non moins surprenant japonais Yoshida, avec six poissons également. La pêche n’aura pas été simple puisque six pêcheurs rendront une feuille vierge, y compris , et c’est la surprise de cette manche, l’italien Sandro Soldarini. Les têtes de série ont souffert dans cette manche !

      Sur la Vologne

      Sur la Vologne,c’est un très grand moment que vit Jean-Luc Estublier. Lui qui a été de toutes les campagnes victorieuses de l’équipe de France, depuis le premier sacre en 1997 aux Etats-Unis, jusqu’au dernier en Suède l’an passé, lui qui a défendu la "french touch" jusqu’aux antipodes, il est là, enfin, pour ce premier championnat du monde en France, avec un vrai public qui le soutient et l’encourage dans la défense de ce titre chèrement acquis aux confins du cercle polaire. Alors l’émotion qui le submerge est immense, et le prive assurément d’une partie de ses moyens, il a tellement envie de bien faire... Et aujourd’hui, pour pêcher la Vologne privée d’eau par les cieux, il faut être en possession de tous ses moyens, car l’affaire ne va pas être simple à négocier.

      Les truites restent cachées sous les pierres, à l’ombre des souches protectrices, et rares sont les poissons qui pointent le nez dehors. Alors Jean-Luc mettra un bon moment à rentrer vraiment dans la partie. Mais bien-sûr, après quelques prises de truites non maillées, la confiance revient, les automatismes et la concentration prennent le pas sur l’émotion, et on retrouve l’"Estutu" des grands jours. Malgré tout, dans ces manches difficiles, le temps est compté et les prises qu’on n’a pas su assurer pèsent lourd au moment du décompte final. Il sauve les meubles avec une truite de 24 cm, et une douzième place peu significative de sa science de la pêche à la mouche. Alain Gigot (Belgique) est lui aussi en difficulté sur un secteur difficile par ces basses eaux. Lui aussi, c’est sur le fil qu’il sauve les meubles avec deux petites truites, s’octroyant la onzième place, juste devant Jean-Luc. L’italien Carlo Baldassini fait à peine mieux, deux truites un peu plus dodues lui valent la septième place de la manche, juste derrière le tchèque Karel (sixième)qui peine à faire trois truites maillées, et le polonais Konieczny (cinquième et trois truites), pendant que Jeff Currier (Etats Unis) les devance à la quatrième place avec quatre poissons Devant ça bagarre ferme entre Simon Kidd (Angleterre), Risto Sironen (Finlande), et l’espagnol Punter-Toran, sur des secteurs plus productifs. Ceux là n’ont pas d’états d’âme, et sont de grands spécialistes de la truite. L’anglais et le finlandais bloqueront le compteur à six truites chacun, tandis que l’espagnol, habitué des torrents estivaux aux eaux basses en mettra deux de plus dans son escarcelle. Victoire sans conteste donc de Santiago Punter-Toran, et finalement, s’il a perdu des points en individuel, Jean-Luc ne pénalise pas l’équipe puisque ses principaux adversaires directs n’ont pas fait beaucoup mieux. Quatre compétiteurs n’ont pas fait mordre le moindre poisson.
      Mondial Mouche 2002

      Reste la Moselle, et sur cette rivière, bien malin est celui qui on ne sait comment ça va se passer. Les jours "avec", c’est la Fiesta, avec un grand "F", des truites et des ombres gras comme des moines prennent la mouche, et comme sur cette rivière on les voit toujours plus petits qu’ils ne sont, bonjour le sport quand la bête s’aperçoit qu’elle est pendue à un fil !! Mais les jours sans, c’est un vrai calvaire, car quand on voit des poissons (souvent des ombres), ils ont la bouche cousue, et quelque soit la beauté de la nymphe qui est guidée jusque devant leurs gueules, ils préfèrent s’en détourner plutôt que vous offrir un peu de plaisir....

      Eh bien pas de chance, ce samedi matin, Dame Moselle ne veut pas dévoiler ses charmes. Alors pour huit des vingt compétiteurs en lice ce matin, ce sera la catastrophe, le capot magistral. Six autres sauvent juste le capot, dont le belge Tony Liczner (septième). Alors forcément, avec deux poissons on est dans le haut du classement. C’est ce que fait le néerlandais Rolf Bove (sixième), ainsi que notre Jerôme Brossutti national cinquième, qui se fait brûler la politesse par l’américain Jay Buchner (quatrième) avec deux poissons de 35 et 26 cm. Restent trois pêcheurs qui se disputent la victoire car ils ont extirpé momentanément trois poissons de cette magnifique rivière : Le champion du monde en titre Vladimir Sedivy (Tchéquie), le renard transalpin en la personne de l’italien Angelo Ferrari, et la surprise du jour, Franz Grimley, l’écossais, grimé comme tous ses équipiers. C’est ce dernier qui fait les frais du jeu des tailles, laissant à Sedivy la place de dauphin, pendant qu’Angelo Ferrari se couronne des lauriers du vainqueur. Jérôme n’est pas très content de sa manche, pourtant il a vraiment bien limité les dégâts.

      A l’issue de cette première manche, la Belgique est en tête avec 27 points, devant la France(30 points), la République tchèque(30 points) et l’Italie(32 points). Les favoris sont au rendez-vous. Le temps de manger un peu et de changer de parcours, c’est déjà la seconde manche.

      Deuxième mancheJérôme est sur la Moselotte pour une leçon de pêche à la nymphe. Les spectateurs sont ravis, lui aussi parce qu’après les difficultés du matin, il fallait bien ça pour se remettre dans le coup. Les eaux sont toujours fines, limpides, mais le temps s’est couvert, et quelques petites averses rafraîchissent l’atmosphère. Il n’en faut pas plus pour que truites et ombres pointent le bout du nez. Alors Jérôme entame une démonstration qui ne cessera que trois heures et quatorze poissons plus tard. Au sortir de l’eau il est radieux, souffle un grand coup, bien qu’il n’apprendra officiellement qu’il vient de gagner sa manche que plus tard, il sait qu’il a bien pêché... Angelo Ferrari le talonne avec douze poissons, suivi du polonais Symala (neuf poissons), et du gallois Geoff Thompson (quatrième avec sept poissons). Vladimir Sedivy est sixième avec sept poissons, et Denis Liczner huitième avec quatre poissons.

      Sur la Moselle

      Sur la Moselle, Olivier Martinovic est toujours déchaîné. Il survole là encore les évènements et s’offre une deuxième victoire consécutive en mesurant treize poissons. Là on commence à se demander si ce garçon ne vient pas tout droit d’une autre galaxie ! Derrière Martin Droz seconde (Rep. Tchèque) et "Tony" Tondera troisième (Pologne)s’accrochent avec six poissons chacun, Bernard Marguet quatrième avec cinq poissons ne lâche rien. Suivent l’italien Tinti et l’espagnol Martinez avec trois poissons. Ian Jones (Ecosse) et Scott Andrew (Australie) marquent une seule et unique prise. Les douze autres compétiteurs sont capot, comme Mark Yelland (Af. Sud), et Antti Vappula (Finlande).
      Sur la Vologne

      Sur la Vologne, Gérald se refait une santé après ses déboires du matin, histoire de montrer que ce n’est pas parce qu’on est un aficionado de la basse rivière d’Ain qu’on n’est pas capable de débusquer les vives truites vosgiennes de sous les branches basses. Et effectivement il y réussit plutôt bien puisqu’il épuise sept truites qui lui valent la seconde place de la manche. Philippe Schetter accroche la quatrième place tandis que Sandro Soldarini doit se contenter de la septième. La surprise vient du tchèque Starychfojtu, qui sauve juste le capot pour une dixième place. Mais qui a donc gagné cette manche ? C’est un petit espagnol (encore !), "Jordi" Oliveras qui se l’adjuge, haut la main, en prenant neuf truites dont la plus grosse fait trente deux centimètres. Décidément, les espagnols briguent le titre de "Champion de la Vologne" !

      Jean-Luc est à Longemer et finalement, ça lui réussit bien de pêcher assis. Ce doit être les prémices de la retraite (sportive). Sur sa barque il est concentré, totalement dans la pêche, et il faut un écossais des grands jour, en l’occurrence Grant Gibson, pour lui ravir la victoire. Le tchèque Vacek est juste derrière, suivi de Punter-Toran, l’espagnol. Carlo Baldassini (Italie) est sixième, alors que le belge Alain Gigot n’est que douzième, ce qui est loin de son niveau habituel.
      Mais que fait donc pendant ce temps, Philippe Béranger sur la Thur ?

      Philippe s’amuse comme un petit fou, le bougre, et il en rajoute, il prend truite sur truite, de quoi écœurer ses adversaires. Comptons un peu : vingt et une truites en trois heures, ça fait une truite (marquée) toutes les neuf minutes environ. Il fait fort Philippe, très fort. Derrière évidemment, quand on en a fait la moitié on est assez content de soi. C’est le cas du polonais Guzdec (onze poissons), et de l’inévitable Edgardo Dona (dix poissons). Oscar Quevedo (Espagne) gagne la cinquième place avec sept truites. Pour les tchèques et les belges, c’est nettement moins gai : Dvorak est treizième avec deux poissons, alors que Tony Perin sauve le capot de justesse pour une dix septième place.

      Cette seconde manche est très favorable aux français qui reprennent 32 points aux belges, 24 aux tchèques, 15 aux espagnols et treize aux italiens. Le classement provisoire à l’issue des deux manches de la première journée s’établit comme suit : 1 France(40 points), 2 Italie(55 points), 3 République Tchèque(64 points), 4 Belgique(69 points), 5 Espagne(71 points).

      Mais rien n’est encore joué, il reste trois manches à disputer et tout est possible. Pour l’instant tout le monde va aller reprendre des forces, avant de disputer la troisième manche ...demain après-midi.

      - Mondial Mouche 2002, la rétrospective (Part. 2)

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