Week-end de pêche dans le bush


    Lettre à mon petit-fils


    janvier 2003 par Bernard Sandoz

      Melbourne, le 10 février 1997.

      Comme tu es aussi un pêcheur, j’ai décidé de te raconter mon dernier week-end de pêche dans le bush. En Australie, on appelle le bush une grande étendue sans habitation où il y a des arbres (sans que ce soit une forêt), des buissons, des ronces, de grandes herbes et des oiseaux et des reptiles, et parfois des kangourous.

      Les préparatifs

      Ce lundi est un lundi plus pénible que les autres. D’une part, je marche comme un canard ; d’autre part, les doigts me font mal lorsque je tape sur mon clavier. Tout ça à cause d’un week-end de pêche.

      Jeudi dernier, je partais, sans Grand-Maman, vers Beetchwort, un village situé à 300 Km de Melbourne, pour rejoindre un Suisse qui vit en Australie depuis 40 ans. En cours de route, je me suis aperçu que j’avais oublié ma caméra. Je me suis donc arrêté à une station d’essence et J’ai acheté pour 26 dollars une de ces petites caméras avec film intégré que l’on donne ensuite à développer sans espoir de récupérer le boîtier.

      Après un dîner sur la véranda de mes amis Kurt et Val et une orientation de Kurt sur l’expédition (un bien grand mot pour deux à trois jours de pêche), nous sommes allés nous coucher. Vendredi matin, nous quittions Val avant 06 heures, après un bref petit-déjeuner (une tasse de thé pour moi) et après avoir transféré de la Volvo dans le 4 x 4 de Kurt ... le frigo, la canne à mouches, la veste de pêche, les bottes, le poncho, et tout le reste, y compris 3 bouteilles de rouge et trois de blanc.

      Vers la rivière

      Après deux heures de route, nous avons atteint Khancoban, un village peu peuplé et perdu à la fin de la route goudronnée et au début de la route de terre, où nous avons fait le plein et bu un autre thé, avalé un sandwich et téléphoné au policier du coin pour lui dire où nous allions.

      Une heure de 4 x 4 plus loin, nous avons quitté la route de terre pour une piste profondément ravinée par les pluies. Première surprise pour moi : la stabilité du 4 x 4 sur une montée aussi raide. Qu’il ne se retourne pas sur lui-même avec une pareille déclivité tient du miracle. Deuxième surprise : un magnifique dingo, chien sauvage australien de la taille d’un berger allemand, mais de couleur d’or tirant sur le châtain roux. Il sautillait, s’arrêtait pour nous regarder, puis repartait pour stopper et nous dévisager à nouveau. Le temps pour moi de déballer la caméra achetée la veille et il avait définitivement disparu.

      Après trois quarts d’heure de montées, de descentes vertigineuses, après la traversée d’une plaine foisonnant de buissons de mûres, le franchissement de ravins, nous sommes arrives au bord de la Indi River, qui est en fait le cours supérieur de la Muray River, le plus long fleuve australien. Belle rivière qui ressemble à l’Esopus que nous pêchions avec ton Papa dans les Catskills. Là, à des heures de la première habitation, nous avons trouvé une petite place dégagée où monter notre tente de camping. Malheureusement, Kurt avait oublié les sardines. Ses 3 tournevis et une tringle en fer nous ont tirés de ce mauvais pas.

      La marche d’approche

      Le programme de pêche de la journée pouvait commencer. Après un bon lunch, nous étions prêts à partir, non sans avoir pris quelques victuailles pour la journée. Sur l’avis de Kurt, je n’avais rien pris à boire, car, à cet endroit, la rivière n’est pas polluée et nous pouvions y étancher librement notre soif.

      Nous avons traversé la rivière. Puis, il a fallu monter et redescendre une colline pour couper court et éviter de suivre les méandres de la rivière, rejoindre et franchir ce cours d’eau, et repartir pour une autre colline, passer une nouvelle fois l’Indi, pour nous retrouver sur une piste pédestre surplombant la rivière, piste qui devait nous conduire en une heure à l’endroit choisi par Kurt. Au total, près de deux heures de marche par une chaleur (37° à l’ombre), avec très peu d’ombre.

      Il faut ici, pour la compréhension de la suite, que je te dise qu’en lisant une revue locale de pêche, j’avais décidé de chausser mes cuissardes pour cette randonnée.
      Car J’avais appris que l’on rencontre facilement des serpents, tels que le Brown Snake dont le venin est 200 fois plus dangereux que celui du King Cobra indien, ou tels que le Tiger Snake qui attaque aussi bien dans l’eau que sur terre. Avant mon départ, j’avais donc téléphoné à l’auteur de cet article qui m’avait confirmé qu’en effet il vaut mieux s’écarter de la route choisie par le Tiger Snake qui lui, n’en dévie pas et qui, vu sa taille (environ 1,80 m) ne peut pas facilement être intimidé.

      J’avais donc décidé de chausser mes cuissardes, bien que Kurt m’en ait déconseillé, car marcher avec des bottes par de telles chaleurs est le meilleur moyen de s’épuiser et d’attraper des cloques aux pieds.

      Au cours de cette marche, nous n’avons pas vu de serpent, mais j’étais cependant heureux d’avoir mes cuissardes lorsque nous franchissions les ronces qui barraient la piste. Kurt, de son côté, marchait allégrement en terrain découvert, mais se faisait griffer les jambes à chaque rencontre de mûriers.

      C’est épuisé par la chaleur, assoiffé car nous n’avions rien bu depuis le départ du camp, que je suis arrivé à l’endroit où la pêche devait commencer. Kurt allait poursuivre pour quelque 15 minutes et pêcher devant moi. Nous avions décidé de nous retrouver à ce point vers 19 heures, car les jours raccourcissent et il fait nuit dès 20 heures 30. Nous pouvions donc encore rentrer de jour au camp.

      La pêche

      Je me suis assis au bord de la rivière et je me suis arrosé d’eau fraîche. Puis je me suis penché pour boire, mais mes lunettes de lecture pour attacher les mouches et celles de soleil (que je porte toutes deux suspendues autour du cou par une lanière) se balançant entre l’eau et ma bouche, j’ai dû boire dans mes mains. Mais c’était le moindre des handicapes et je puis t’assurer que cette eau était fameuse. Ensuite, les ennuis ont débuté. L’extrémité de ma canne était cassée. J’ai dû en sectionner un autre bout pour que le dernier anneau soit libre et que la ligne ne soit pas retenue au moment de fouetter.

      La rivière était magnifique, mais rien ne bougeait. Pas un gobage. C’est à ce moment qu’il faut observer les insectes. Pas d’insectes : trop chaud. C’est alors qu’il faut réfléchir. Que mangent les truites en été ? Des sauterelles. J’en avais acheté, des artificielles, évidemment. Sitôt dit, sitôt fait. Et ça a marché. Coup sur coup, deux truites arc-en-ciel. Mais petites, 25 cm. Je les ai remises à l’eau.

      Puis, soudain, un coup sourd. C’est une grosse. En effet, J’en vois la dorsale, puis la caudale qui rame contre le courant. J’aperçois ses points rouges et noirs. Qu’elle est belle ! Elle se maintient calmement dans le courant, comme si ça ne la gênait pas d’être retenue par ma ligne. Puis, elle fait demi-tour vers l’aval, un saut périlleux, le temps de voir une dernière fois cette superbe Brown d’au moins 5 livres qui ne bouge plus... et ma mouche-sauterelle qui se balance librement au bout du fil.

      Elle est partie. Faut-il être déçu, furieux ? Non. Si elle est devenue si grosse, c’est qu’elle a pris de l’expérience au cours des ans. Alors, respect, bonne chance.

      En remontant le courant, j’ai encore pris six arc-en-ciel que j’ai relâchées. Puis, à passé cinq heures, j’ai décidé de rebrousser chemin pour être à temps à notre rendez-vous. Etant un peu en avance, je me suis déshabillé (à des heures de toute habitation, il n’y a pas de risque d’être arrêté pour exhibitionnisme) et je me suis baigné pendant 20 minutes dans une superbe gouille. Cette fraîcheur m’a remis d’aplomb et je me suis revêtu, j’ai repris la descente de la rivière tout en pêchant. Arrivé en face de notre point de retrouvailles, J’ai traversé la rivière et... poum dans l’eau. J’avais glissé sur une pierre ronde. Couché dans l’Indi, de la flotte plein les bottes, l’appareil de photos plus qu’humide. J’ai donc dû me déshabiller une seconde fois, la veste de pêche d’abord, les bottes ensuite. Et c’est alors que le troisième (ou le quatrième) malheur est arrivé : J’ai perdu une nouvelle fois l’équilibre et j’ai écrasé cette pauvre caméra de mes 90 Kilos.

      L’attente de Kurt

      L’heure du rendez-vous était arrivée. Kurt devait être là incessamment. Comme Suisse, il devait être ponctuel. Et c’est là que l’on peu se tromper. Pas de Kurt en vue. Que lui est-il arrivé ? Il y a trois mois, Kurt a subi une opération du cœur : trois pontages. A-t-il eu un malaise ? Il est en pantoufles de gymnastique ; a-t-il été mordu par un reptile ou s’est-il tordu une cheville ?

      Après 20 minutes d’attente, j’ai décidé de remonter la rivière une nouvelle fois pour le chercher. Comme nous avions pris chacun un sifflet, J’ai sifflé tant et plus, mais pas un signe de vie. La marche sur les pierres glissantes est pénible. Il n’y a pas de sentier qui longe la Indi qui est bordée d’un fouillis d’arbustes et de ronces. Après une demi-heure, j’ai rebroussé chemin et j’ai pris sur les hauts le sentier qui domine la rivière, d’où je pensais apercevoir Kurt. En vain. De retour à mon point de départ, où J’avais laissé mon matériel pour signaler à Kurt que j’étais encore dans la région, j’ai constaté qu’il est près de huit heures du soir. La nuit allait tomber dans une demi« -heure.

      J’ai donc décidé de rentrer au camp, car Kurt m’y avait peut-être déjà précédé.

      Les deux heures de marche sous le soleil de midi m’avaient déshydraté. Les heures de pêche et celles passées en recherches m’avaient beaucoup fatigué. Mes pieds me brûlaient à cause de l’humidité dans mes bottes. La soif m’a repris de plus belle.

      La nuit

      Il faut absolument que j’atteigne la rivière avec la nuit. J’avance lentement sur le chemin du retour. Le jour baisse et je vois de moins en moins bien mon chemin. Finalement, la nuit tombe et je dois deviner la trace claire du sentier sur le fond beige des herbes sèches de la colline. Sur ma droite, j’entends la rivière, mais je me souviens aussi que le chemin où je tâtonne avec un bâton la surplombe de plusieurs dizaines de mètres. En cas de chute.... Et finalement, ce qui devait arriver arrive, je perds la trace. Pas de panique. Je décide de faire dix pas a droite, puis dix à gauche et, chanceux, je retrouve la piste.

      Enfin, la pente du chemin s’accentue, j’entends l’Indi. très proche et je l’atteins en quelques minutes. Me voila sauvé. Je bois abondamment. Puis je traverse prudemment. Surtout, bien que je soie encore trempé, ne pas glisser. Arrivé sur l’autre rive, je cherche la piste, mais il fait déjà trop noir. Il faut reprendre des forces pour le lendemain. Je décide donc de dormir sur place. Je trouve encore trois biscuits secs, un demi-gendarme et deux noix brésiliennes. Je mâche les biscuits et une morse de gendarme, mais ça ne descend pas. J’ai la bouche trop sèche. Je bois encore et ça passe.

      Pour la nuit, je m’installe au bord de l’eau, assis contre une roche, et je m’endors. La place est tellement inconfortable que je me réveille avec des courbatures au bas du dos... et les pieds dans l’eau, car j’ai glissé. C’est décidément trop inconfortable. Je décide de partir quelques mètres à l’intérieur du bush où je trouve un rocher plat. Je m’y couche, entouré de mon poncho. Cette fine toile ne me tiendra pas chaud, mais je crois qu’elle empêchera la chaleur de mon corps de s’en aller trop vite. Je mets ma veste de pêche trempée sous la tête comme oreiller, un filet à mouche sur ma figure pour me protéger des insectes et je cache mes mains sous le poncho pour ne pas tenter les serpents. Mes jambes sont bien protégées par mes cuissardes. Je me demande ce que fait Kurt, mais je réalise qu’il ne sert à rien de se faire du souci, car je ne peux rien entreprendre avant le lever du jour. Je regarde les étoiles, cherche la Croix du Sud, trouve Orion et des milliers d’étoiles inconnues. Je m’endors.

      Au cours de cette nuit, je me réveille plusieurs fois, car le lit de pierre est dur et le dos, puis la hanche droite, puis la gauche, me font mal. Puis le froid descend des arbres. Je vais m’organiser autrement : bien que ma veste de pêche soit encore mouillée, je l’enfile. J’en sors ma boite à mouches et mon chapeau de pluie (trempé lui aussi) que j’installe tous deux sur le sol comme oreiller. J’entends des cris d’animaux et d’oiseaux, inconnus, proches, lointains. Une fois, quelque chose vient buter contre mon dos. Surtout, ne pas sortir les mains pour sentir ce que C’est. Puis plus rien. La fatigue. Le sommeil. Nouveau réveil. Je constate que je tremble de tout mon corps. Je m’interroge : "Est-ce le froid ? " Non, car en plaçant mes mains sous mes aisselles, je constate que j’ai bon chaud. Ce doit être la fatigue. J’ai aussi des crampes à la jambe gauche que je dois étendre pour ne pas trop souffrir. Enfin, les étoiles pâlissent, le ciel devient gris. Puis je distingue des nuages. Je me lève, vais à la rivière, bois et me prépare à retrouver la piste. Je la découvre là où j’ai dormi et je n’ai pas de peine à reprendre mon chemin. Franchir une première colline, traverser l’Indi, franchir une deuxième colline et traverser l’Indi et me voici au camp.

      Les retrouvailles

      Pas de Kurt. C’est grave. Je n’ai jamais conduit un 4 x 4 dans un terrain aussi accidenté. Faut-il partir avec ce véhicule et risquer de m’enliser ou de me retourner. Je décide premièrement de me changer et de revêtir des habits secs. Je mange des fruits secs et une pomme. Je bois un Coke. Je cherche et trouve les médicaments que Kurt doit prendre chaque jour pour éclaircir son sang. Je voudrais prendre une bande élastique au cas où je devrais faire un bandage ou une attelle, mais je ne trouve rien. Je remplis deux sachets de raisins secs et de noix diverses, je laisse mon matériel de pêche au camp. Il est 8 heures. Je me dirige vers la rivière avec l’intention de refaire les deux heures de chemin en direction de notre endroit de pêche de la veille. A ce moment, un coup de sifflet. C’est Kurt qui revient.

      Kurt avait pêché dans un petit affluent de l’Indi, avait voulu prendre un raccourci pour revenir a notre point de rendez-vous. Il s’était empêtré dans les ronces, avait perdu la partie supérieure de sa canne et avait jeté l’autre partie (sans le moulinet). Puis il était parti pour me rejoindre, probablement à l’heure où je partais pour le camp. La nuit l’avait aussi surpris, il avait perdu la trace et s’était étendu dans l’herbe. Plus confortable, mais pas moins dangereux, car les reptiles et les araignées sont partout. Kurt est un passionné d’astrologie. Il a donc pu regarder et reconnaître ses chères étoiles tout à loisir. Le matin, il avait retrouvé la piste, et, sans bottes, était reparti d’un pas plus rapide que le mien. Seul inconvénient, il avait attrapé des sangsues aux mollets.

      Heureux de nous retrouver en bonne santé, nous avons préparé notre petit déjeuner pour nous rattraper le plus vite possible du repas que nous avions manqué la veille. Et pour ne pas faiblir, nous pensons déjà au lunch que nous prenons deux heures plus tard, précédé d’une bouteille de Sandoz de la Coudre et suivi d’une bouteille de rouge australien. Puis une bonne sieste sur les lits de camps, au bord de l’eau.

      Vers 5 heures du soir, nous avons repris la pêche, moi à la mouche, Kurt avec une canne à lancer et un fil muni d’un hameçon où il a fixé une sauterelle vivante.
      Dans les heures qui suivent, nous avons sorti chacun une belle truite, lui une arc-en-ciel ; moi une brown.

      La dernière nuit et le retour

      C’est maintenant le moment de préparer le feu de camp et le repas du soir. Pendant l’apéritif, Kurt, qui a fait tous les métiers y compris celui de restaurateur, prépare des filets de bœuf saignants, une salade et les fromages. Une autre bouteille de rouge s’impose. Vers dix heures, la discussion se ralentit et le besoin de dormir se fait sérieusement sentir. Kurt veut dormir dehors sur son lit de camp, alors que je préfère dormir sous la tente. Au réveil, je trouve Kurt à mes côtés. Il a dû rentrer sous la tente. La pluie s’était mise à tomber vers 2 heures du matin.

      C’est dimanche matin. Nous avons décidé de rentrer, bien que la pluie se soit arrêtée. Mes pieds me font de plus en plus mal. Je dois avoir de belles cloques. Nos mains sont striées de balafres rouges : les ronces. Lorsque, après être resté assis quelques instants, nous cherchons à nous lever, nous avons l’allure de... grands-pères, tant nos muscles du dos nous font souffrir.

      Hier, je me suis rendu chez le médecin pour lui demander si je risquais d’avoir une colonie de sangsues dans le ventre pour avoir bu tant d’eau dans la rivière, au cas où j’aurais avalé des oeufs de ce genre de ver. Le docteur Jones n’en sachant rien, il a téléphoné au service des maladies infectieuses de l’hôpital. On l’a connecté avec un monsieur à qui il a demandé : "Que savez-vous du cycle de reproduction des sangsues ?". Réponse de l’autre : "Je n’en sais rien, je suis le gérant de la cafettaria" !!! Il a fallu quelques autres téléphones pour connaître la réponse : "Les acides de l’estomac sont assez violents pour tuer les oeufs de sangsues.

      J’espère que c’est vrai.

      Voila ! C’était l’histoire de ce week-end au bord d’une rivière australienne.

      Quelles conclusions tirer de cette aventure ? Premièrement : qu’à à la pêche, il ne faut jamais être éloigné l’un de l’autre. Deuxièmement, qu’il faut compter avec des imprévus et s’équiper en conséquences. Par exemple, prendre une lampe de poche. Et finalement, qu’il faut s’arrêter à la tombée de la nuit, sous peine de se perdre. Chaque année, une douzaine de personnes se perdent et on en retrouve seulement la moitié.

      J’espère que cette longue histoire t’aura intéressé. Elle est un peu longue, mais elle est véridique. Bientôt, la saison de la pêche s’ouvrira en Suisse. Je suis sûr que, de temps en temps, tu penseras à cette grosse truite que j’ai ratée vendredi passé.

      Entre pêcheurs, on ne se souhaite pas "Bonne chance ". J’espère cependant que tu auras beaucoup de plaisir et de succès lors de tes balades au bord des rivières.

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