La balsamine


    septembre 2001 par David Synold

       la balsamine Appelée aussi balsamine de l’Himalaya, ou encore balsamine glanduleuse, cette plante annuelle est envahissante et peut atteindre plus de quatre mètres de haut. Originaire de l’Himalaya, c’est au début du siècle dernier, qu’elle est introduite en France par un botaniste anglais.

      D’abord présente dans les jardins botaniques, la balsamine, par sa croissance luxuriante et ses grappes de fleurs aux teintes rose fuchsia, conquit les architectes et jardiniers de l’époque, et se retrouve dans les parcs et jardins comme plante d’ornement.

      Contrairement à d’autres espèces de balsamine autochtones vivant en sous bois, la balsamine de l’Himalaya a de grands besoins en lumière et en eau pour se développer et fleurir. Aussi a-t’elle choisi comme lieux de prédilection, les clairières et lisières en bord de cours d’eau, n’étant en rien dérangée par les crues même importantes. Son développement rapide, commence tôt dans la saison, dès la fin de l’hiver. Il ne faut que quelques semaines à ses longues tiges fragiles, en forme de bambou, pour se couvrir d’un feuillage dense.

      C’est de juin à septembre qu’elle développe, très haut, ses grandes grappes de fleurs rose fuchsia, qui produisent des fruits. Ses fruits, une fois à maturité, explosent en projetant de nombreuses graines alentour.

      Dans les régions ou elle a trouvé un terrain propice à son développement, elle est, comme sa cousine, la Renoué du Japon, de par sa croissance rapide difficile à contrôler. Son système racinaire, de type rhizomateux, qui n’assure qu’une médiocre stabilité des berges représente une réelle menace pour l’équilibre biologique et physique des rivières .

      Son utilité se limite au butinage de quelques insectes, en revanche elle participe activement à l’élimination rapide de toutes les autres espèces, même les plus courantes, contribuant ainsi à appauvrir et banaliser la flore naturelle. Les insectes comme les oiseaux, ne retrouvent plus leur habitat naturel et se retrouvent donc contraints à rejoindre d’autres lieux plus propices, tant qu’il y en a encore...

      Sa croissance rapide pose de nombreux problèmes aux gestionnaires d’espaces publics, aux particuliers et aux agents de l’Équipement et des collectivités locales, qui n’arrivent plus à maîtriser sa prolifération.

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