Demoiselles et libellules


    juillet 2001 par David Synold

       demoiselles et libellules De l’ordre des Odonates, ces deux insectes sont incontestablement les plus connus de nos rivières, étangs, mares et autres marécages. On les rencontre parfois dans les prairies et clairières. Les odonates, qu’elles soient demoiselles ou libellules, se reconnaissent aisément à leurs ailes fortement nervurées et leurs grands yeux.

      Chacune des quatre vingt dix espèces que l’on trouve en France, définit son habitat, selon un biotope précis, ce dernier est régi entre autre, par la qualité, la température, l’acidité, l’oxygénation de l’eau, mais aussi de la vitesse du courant.

      Les zigoptères, régulièrement appelés libellules, sont en fait des demoiselles. Elles se reconnaissent par un corps long et grêle, des yeux bien séparés et quatre ailes identiques. Leur vol est plus court, ce qui en fait des insectes plutôt sédentaires.

      Les libellules sont des anisoptères, elles se différencient des demoiselles par un corps plus trapu et moins long. Les ailes postérieures se trouvent être plus larges et un peu plus courtes que les ailes antérieures. Leur vol puissant, leur permet d’élargir leur territoire et d’être nomade.

      Les larves d’odonates, tout comme les insectes adultes, sont prédateurs. Après plusieurs mues, la larve arrive à maturité et quitte l’élément aquatique en remontant la végétation aquatique. Elle effectue alors sa derrière métamorphose, pour laisser place à l’insecte volant. Dès la maturité sexuelle atteinte, les couples se forment et s’accouplent. Certaines femelles pondent seules, d’autres sous la surveillance des mâles, les oeufs sont déposés sur l’eau ou aux abords, ou fixés à la végétation. Ils donneront naissance à une nouvelle génération de larves.

      L’intérêt de cet insecte est sont appétit vorace, qui régule naturellement les populations de moustiques. Comme de nombreux autres animaux, les odonates sont menacés par la disparition de leurs habitats respectifs, par la pollution, mais aussi par la destruction systématique de la végétation rivulaire autochtone remplacée des espèces envahissantes, telles la renouée et la balsamine.

          | Réagir à cet article | Rechercher | Dans la même rubrique |

            Copyright echosmouche.fr
            Tous droits de diffusion et de reproduction réservés - Système de Gestion de contenu spip(3.0.17)
            Sommaire La Lettre d'echosmouche.fr Concours Auteurs Trophée Echos Mouche Nous écrire