Le martin pêcheur


    mai 2001 par David Synold

      image 161 x 200 Le Martin Pêcheur ou Alcedo atthis appartient à l’ordre des Coraciiformes, famille des Alcédinidés, sa taille avoisine les dix centimètres, son poids ne dépassant guère les trente cinq grammes. Joyau de nos rivières, le martin pêcheur, surnommé aussi flèche bleue, ne ressemble à aucun autre oiseau de nos régions.

      Pour peu que le martin pêcheur trouve perchoirs pour l’affût et des talus de terre pour creuser son nid, c’est toujours au bord de nos cours et plans d’eau qu’il vit. Le couple occupe en moyenne un kilomètre de rivière, ce comportement territorial affirmé, auto limite la densité de l’espèce. On rencontre l’oiseau perché à l’affût, immobile sur une branche, mais c’est son vol rapide au ras de l’eau qui le trahit.

      La livrée bleu métallique du dessus du plumage, devient vert émeraude sous l’effet des rayons du soleil. Le ventre de l’oiseau est rouge orangé alors que la gorge et le menton sont blanc. Le bec long et fort se prolonge à sa base, par une bande rousse qui se termine au niveau des tempes par une tache blanche. Les pattes sont d’un rouge corail. On distingue la femelle du mâle, grâce au bec dont la mandibule inférieure est orangé chez madame, alors que chez monsieur le bec est entièrement noir.

      Pour se nourrir, il se tient perché à l’affût, immobile, sur une branche. Quand il a repéré sa proie, il plonge dans l’eau, pour en ressortir rapidement avec son repas qu’il tue entre les mandibules puissante de son bec. Parfois il frappe sa proie sur le perchoir avant de l’avaler tête la première. Le régime alimentaire de ce petit volatile n’est pas uniquement piscivore, il avale par jour environ dix grammes de poissons, têtards, crustacés et insectes et larves aquatiques.

      Les parades nuptiales commencent au tout début du printemps, mais les couples sont déjà formés depuis l’hiver, en décembre. Le couple effectue des vols saccadés et rapides au ras de l’eau en sifflant. Le mâle, comme pour sceller l’alliance, offre souvent une proie à la femelle. Au moment de la nidification, le couple creuse une galerie de cinquante centimètres à un mètre, dans un talus de terre, cette cavité se terminant par une chambre d’une quinzaine de centimètres de diamètre qui accueillera cinq à sept oeufs.

      La femelle pond sur un lit d’arêtes de poisson dès le mois d’avril, puis ce sont les deux parents qui se relayent pour couver. Quand les jeunes naissent, le couple pêche pour nourrir la portée. A une première couvée succéde généralement une seconde couvée au mois cours des mois de juin ou de juillet et, parfois même, une troisième. Le nid est généralement réutilisé.

      Le martin pêcheur est sédentaire en France et fidèle à la rivière sur laquelle il vit, ce qui lui vaut durant certains hivers rudes de mourir de faim. Le fort taux de natalité du martin pêcheur, permet à l’espèce de reconstituer le cheptel.

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