La vandoise rostrée


    mars 2001 par David Synold

      la vandoise Si la vandoise vraie est bien connue de tous, il n’en est pas de même pour sa cousine la vandoise rostrée, connue aussi sous le nom de Siège ou de Leuciscus rostratus burdigalensis. La siège dont l’implantation géographique est limitée au sud-ouest, est un poisson méridional peu connu.

      La pêche de la Siège à la mouche, plutôt technique, est pratiquée par quelques initiés. Mais différencier la siège de sa cousine la vandoise, n’est pas chose facile, même pour un pêcheur averti.

      Répertoriée en 1834, sous le nom scientifique de Leuciscus, Leuciscus, Rostratus, Agassiz, c’est sous le nom usuel de Siège, Siégo en Occitan quelle est la plus connue. Depuis cette date on la croise dans quelques ouvrages, comme ceux de Roule (1925) ou encore de Boisset (1948) ; croquis extraits de "Poissons d’eau douce de la France, de Louis Roule (1925).
      la siège La siège possède un corps aplati, dont la longueur correspond à environ quatre fois sa hauteur, la mâchoire inférieure est nettement plus courte que la supérieure, qui forme un museau pointu et saillant. La nageoire dorsale est formé de trois premiers rayons simples et se termine par sept ou huit rayons à ramifications. Les écailles sont plus nombreuses que chez sa cousine la vandoise vraie.

      Par rapport à la Vandoise, la siège (croquis du bas) a la tête plus fine et plus étroite, le museau plus saillant et plus pointu, la bouche plus reculée, la nageoire dorsale avec parfois un rayon rameux supplémentaire comme chez les chevesnes, les écailles souvent un peu plus nombreuses. Elle a aussi ses deux lèvres épaisse et molles, roulées en bourrelets saillants, c’est cette particularité plus que les autres, qui fait qu’on la reconnaît facilement.

      Côté coloration, comme chez tous les poissons, elle dépend de l’adaptation a son milieu de vie. On peut tout de même donner une description généraliste, assez fidèle, le dos va du gris/bleu au gris/vert, toujours foncé, et nuagé ou parsemé de marron/noir. Les flancs sont de même teinte, gris/bleu au gris/vert, allant en s’éclaircissant, vers un ventre, de couleur blanc à blanc sale, brillant.

      la vandoise Des reflets argents ou dorés, ainsi qu’une ligne rosée longeant la ligne latérale sont souvent présents. croquis extraits de "Poissons d’eau douce de la France, de Louis Roule (1925). Les nageoires sont translucides, allant du blanc au brun clair, parfois ornées de rouge vif. La dorsale peut avoir des reflets vert ou bleu. La taille habituelle de la siège est comprise entre quinze et trente centimètres, mais comme dans toutes les espèces il n’y a pas de règle et on met au sec régulièrement, des individus de trente cinq à quarante centimètres..

      La siège colonise tout notre midi, ainsi que le bassin du Rhône. Mais elle est plus particulièrement présente dans le bassin de la Garonne, de l’Adour et du Tarn. Elle fréquente les eaux claires, contrairement à la vandoise, elle a une préférence plus marquée pour les eaux courantes. Elle se tient souvent entre deux eaux, et rejoint de temps à autre le fond. Son comportement est très grégaire, elle nage volontiers en groupe.
      Côté nourriture, la petite bouche de la siège ne lui permet pas de gober les grosses proies et se limite à avaler des petites larves, des petits insectes adultes et les débris qu’elle rencontre.

      La reproduction a lieu selon les conditions climatiques entre mars et mai, chaque femelle pond entre quinze et trente milles oeufs de deux millimètres diamètre chacun, qu’elle colle aux matériaux immergés. Pour finir, on notera que sa chaire est très estimée.

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