La Saga du CDC


    Des origines à la révolution CDC


    29 septembre 2003 par EchosMouche

      des origines à la révolution CDC Le cul de canard est aujourd’hui, avec les plumes de coq , le matériau certainement le plus utilisé et le plus prisé des monteurs de mouches artificielles. Ce n’est qu’assez récemment, sous l’impulsion de monteurs professionnels dont Marc Petitjean , qu’il a fait une entrée fracassante dans le monde la pêche à la mouche. Mais, qu’elle est la véritable histoire du CDC ? D’où vient-il ? Qu’elles sont ses caractéristiques ? C’est ce que nous allons tenter de vous conter, ici.

      Aux Origines du CDC

      Nul ne sait exactement qui fut le premier monteur de mouches artificielles à utiliser le cul de canard. Ce qui, par contre, constitue un fait avéré, c’est que deux citoyens Helvétiques du nom de Maximilien Joset et Charles Bickel montèrent leurs premières mouches en CDC au début du siècle dernier ; mouches qui plus tard seront mondialement connues sous l’appellation de mouches de Vallorbe. C’est à Maximilien Joset que nous devons, entre autres, le "moustique du Jura" composé d’un corps en raphia, de cerques en hackle de coq et d’une collerette en plume de cul de canard.

      Un demi siècle plus tard, dans les années 1960, Henri Bresson, inventeur de la Peute et de la French Tricolore, découvrant ces mouches pour le moins peu ordinaires, remettra temporairement le CDC au goût du jour en imaginant sa fameuse "Cul de canard" ; appellation qui allait devenir ... une marque déposée, avant de retomber dans l’oubli et l’indifférence générale.

      Ce n’est qu’au cours des années quatre vingt, après bien des vicissitudes, que le CDC arrivera enfin à s’imposer ... comme une évidence. Cet exploit, cette révolution, nous la devons à Marc Petitjean qui, à la fin des années soixante dix commence à s’intéresser à ces mouches suisses dont il s’inspire pour concevoir et réaliser ses premiers modèles qui rencontrent, d’emblée, un franc succès au point qu’il décide de devenir monteur professionnel. Ses collections inédites, composées de sèches, d’émergentes, de streamers réalisés tout en cul de canard mais aussi d’étonnantes mouches à saumon et à bonefishes sont, de nos jours, mondialement connues et font l’unanimité. Marc Petitjean, dont le nom est désormais étroitement lié à l’histoire du CDC, a su allier tradition et modernité, concevoir des mouches hors du commun et promouvoir l’utilisation de ce matériau aux qualités exceptionnelles.

      Des Propriétés Exceptionnelles

      Qu’est-ce que le CDC ? D’où vient-il ? Les plumes de cul de canard , contrairement aux plumes de coqs où la génétique joue un rôle prépondérant, proviennent de canards sauvages et le plus souvent de canards d’élevage élevés par dizaine de milliers, pour leur majeur partie, dans des exploitations situées en Amérique du Sud. Parmi les espèces les plus connues, je citerai le canard domestique, le Rouen, le Kaki, le Campbell et le canard Colvert dont les plumes grises ou beiges se prêtent particulièrement bien au montage d’imitations d’insectes aquatiques.

      Ces plumes, naturellement duveteuses, dont le nombre ne dépasse guère la quinzaine voire la vingtaine au grand maximum par individu, sont prélevées à la main autour de la glande uropygienne située sur le bas du dos des canards. Si ces plumes sont généralement de teinte unie, des croisements de races domestiques permettent, dans certains cas, d’obtenir des plumes tachetées ou mouchetées.

      Les principales qualités de ce matériau résident dans sa légèreté et surtout dans ses fibres, naturellement graissées et divisées en barbules aptes à emprisonner les bulles d’air, qui lui confèrent une flottabilité hors pair.

      La palette des couleurs disponible sur le marché, à l’exception des teintes obtenues de manière naturelle dont le blanc, le beige ou le gris, est le résultat d’un processus de teinture à froid ou à chaud ; la technique de la teinture à froid ayant le très net avantage de préserver le graissage naturel. Les plumes teintées à chaud nécessitent un traitement spécial pour les regraisser et sont, de ce fait, souvent considérées de moindre qualité.

      La Révolution CDC

      Le CDC, plus qu’un effet de mode, a fait le tour du monde, révolutionné les techniques du montage, conquis de nombreux adeptes et acquis ses lettres de noblesse. Qu’ils soient monteurs professionnels ou monteurs amateurs, tous l’ont adopté sans distinction et avec le même enthousiasme.

      Seul ou associé à d’autres matériaux dont les plumes de coqs, en touffes, en collerettes ou en dubbings, le cul de canard est, maintenant, utilisé à toutes les sauces. Flottabilité, hydro-dynamisme, transparence, discrétion et réalisme : les imitations réalisées en cul de canard, dont nous aurions bien du mal à nous passer, aujourd’hui, font merveille dans toutes les circonstances même, et surtout, quand il s’agit de leurrer des poissons réputés difficiles.

          | Réagir à cet article | Rechercher | Dans la même rubrique |

            Copyright echosmouche.fr
            Tous droits de diffusion et de reproduction réservés - Système de Gestion de contenu spip(3.0.17)
            Sommaire La Lettre d'echosmouche.fr Concours Auteurs Trophée Echos Mouche Nous écrire