Saumon Transgénique


    On va en reparler sous peu ! (Part. 2)


    29 septembre 2003 par René Marchand

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      Après les origines, le projet et les faits.

      Il existe une ferme particulière près de Fortune sur l’île Prince Edouard ( Prince Edward Island ). Là, à l’abri de la côte ouest de la Nouvelle-Écosse ( donc face au bloc Canada, plein sud du golfe du Saint-Laurent, à quelques heures des USA ), des centaines de milliers de poissons génétiquement modifiés s’ébattent dans d’immenses cages grillagées. Fini le stade du laboratoire : on passe à l’industriel, au rentable. Ces poissons grandissent deux à trois fois plus vite que normale. On sait désormais pourquoi : dopage génétique, alimentation sélectionnée. Mais ce qu’on sait moins, voire pas du tout, c’est qu’outre l’introduction d’une portion de gène humain - l’excitant -, il a aussi été introduit des gènes provenant de deux autres espèces de poisson. On ignore lesquels, même si on peut en avoir une petite idée en lorgnant du côté des mammifères marins. Et certaines indiscrétions laissent même entendre que des recherches ont, ou eurent, lieu sur les gènes porcins. Ce qui aurait ( ou permettrait) alors permis une meilleure assimilation de la nourriture apportée : de la merde transformée en viande. On ne manque pas d’imagination chez les généticiens. On le voit, le saumon transgénique est donc un véritable robocop au sein de la gent aquatique. Et c’est ce qui m’avait permis d’écrire, sans que je sois le moins du monde démenti ni même raillé, qu’il ne lui manquait plus qu’une paire de pattes pour en faire un aliment idéal : il pourrait alors venir tout seul dans nos assiettes. Ce qui diminuerait encore le coût des frais annexes : transformation, transport, etc ...

      Le propriétaire de cette ferme expérimentale ( o combien), c’est Aqua Bounty Farms Inc. firme bien entendu américaine, qui en a confié la gérance à Arnold Sutterlin. Lequel espère vendre les saumons à développement accéléré (et d’autres espèces transgéniques par des circuits dérivés) aux aquafermes ordinaires. Remarquez bien qu’on vend les œufs ou alevins, voire les saumoneaux, mais pas les brevets.

      Le hic, c’est que ces poissons, quand même soumis à un contrôle de la part des autorités sanitaires, doivent être commercialisables. Si possible même consommables. Et donc pour cela avoir reçu l’aval des autorités compétentes à vocation sanitaire. Pour le Canada, c’est l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Qui, alertée, a désigné un comité d’experts scientifiques dont les conclusions ne sont pas du tout favorables :

      1) à la poursuite de l’expérience, vu les risques encourus. Car certains écologistes et scientifiques craignent que, si le poisson s’échappe, il mette en péril la vie des saumons sauvages. Et ce comité se base surtout sur une « confession » d’un biologiste co-inventeur du saumon transgénique, lequel admet que les techniques de stérilisation ne sont pas infaillibles. Aqua Bounty affirme pourtant que ses poissons sont tous des femelles stériles. Le problème principal que pose alors ces poissons, s’ils sont capables de se reproduire, est qu’ils atteignent leur maturité sexuelle plus tôt et se multiplient ainsi plus rapidement. Bref, le comité élève de telles barrières que...

      2) à un blanc-seing sur les effets pour la santé humaine découlant de la production d’animaux résistant aux maladies ou d’animaux au métabolisme modifié (par exemple la fonction immunitaire). Il faudrait donc justifier, et sans équivoque possible, tout effet délétère sur la santé et le bien-être animal et sur l’environnement à la lumière d’importants avantages pour la santé humaine ou l’innocuité des aliments.

      3) Le Comité d’experts recommande que les animaux transgéniques et les produits issus d’animaux élevés à des fins autres que l’alimentation (par exemple la fabrication de produits pharmaceutiques) ne soient pas intégrés dans la chaîne alimentaire à moins que leur innocuité n’ait été démontrée scientifiquement à grande échelle par des laboratoires indépendants.

      Aussi :

      - Le Comité d’experts recommande l’ordonnance d’un moratoire sur l’élevage de poissons GM dans des enclos placés en milieu aquatique.

      - Le Comité d’experts recommande de confiner l’élevage commercial de poissons transgéniques à l’exploitation de viviers terrestres.

      - Le Comité d’experts recommande que soient établis des programmes de recherche axés sur l’étude des interactions entre les poissons sauvages et les poissons d’élevage. ( Rapport du Comité d’experts de la Société royale du Canada intitulé : « Éléments de précaution : Recommandations pour la réglementation de la biotechnologie alimentaire au Canada, 23/11/2001 »)

      Devant une telle avalanche de contraintes ( on dit ici recommandations), les éleveurs traditionnels ont préféré boycotter le saumon transgénique. Et ce d’autant plus aisément que les tarifs proposés étaient exorbitants : on faisait payer cher la croissance accélérée, Aqua Bounty ( indirectement très liée au géant Monsanto) voulant rentabiliser au maximum ses investissements. Au Canada, c’était donc niet. Aux USA, le saumon atlantique n’est pas très prisé, et donc la commercialisation pas très heureuse. Mais on pouvait toujours tenter le coup. Aussi, une demande d’autorisation de commercialisation a été déposée auprès de la Food and Drug Administration, en septembre 2001. Pas de réponse à ce jour, mais on sait que le processus de reconnaissance peut demander 5 ans ... Pourtant, un an plus tard, en septembre 2002, la Commission pour les Poissons et Gibiers de l’Etat de Californie a refusé d’interdire l’introduction de poissons génétiquement modifiés dans les voies d’eau. Pan sur le bec, merci les faux-culs !

      Reste le cas européen. En septembre 2001, une demande de brevet est déposée par la compagnie canadienne Seabright auprès de l’Office Européen des brevets ( OEB). D’après Greenpeace ( communiqué du 10/09/2001), l’office européen des brevets (OEB) a accordé, pour la première fois de son histoire, un brevet sur un poisson génétiquement modifié. La compagnie canadienne Seabright s’est vue octroyer le brevet EP 578 653 sur un saumon atlantique et d’autres espèces de poisson dans lequel un gène de croissance a été inséré. Dans son brevet, la compagnie indique que ses expérimentations ont abouti à des poissons jusqu’à huit fois plus gros que des saumons normaux. Alors que les brevets sur des variétés animales sont interdits par la Convention européenne des brevets, ceux-ci ont été accordés dans le cadre très flou de la non moins très controversée Directive européenne 98/44 sur "la protection des inventions biotechnologiques". Plusieurs États membres de l’Union européenne, le Conseil de l’Europe, des comités d’éthique et de nombreuses associations se sont opposés à la brevetabilité des gènes et des êtres vivants. Seuls trois États membres ont transposé cette Directive.

      Seabright ( supposée filiale canadienne de Aqua Bounty Frams Inc.) est très liée à AF/Protein, à qui elle a accordé une licence d’exploitation. Et c’est donc AF/Proteins qui s’est chargée de la demande d’autorisation auprès de la Food and Drug Agency. En cas de refus ou d’échec, c’est le deuxième couteau qui sera montré du doigt, et non les industries américaines. Ce n’est pas de la maffia, mais presque, et le montage de l’affaire ressemble à s’y méprendre à celui utilisé par les maffioso pour blanchir l’argent sale. Cependant, le brevet ayant été accordé en Europe, rien n’empêchait plus la commercialisation, du produit en Europe. Et les alevins invendus ayant grossi, on s’est chargé d’écouler en douce une grosse partie de la production. Facile, des navires européens pêchant au large de Terre-Neuve ou du Groenland ( c’est pas loin) faisaient escale ici ou là, « et roule ma poule ni vu ni connu je t’embrouille », c’est chargé, dépecé, emballé, étiqueté sur place ( donc sur le bateau) made in CEE. Et c’est ainsi qu’on a pu voir, il y a deux ans de cela, des promotions incroyables. Des prix défiant vraiment toute concurrence, et enfonçant le marché habituel. Mais, échaudés par de précédentes affaires, les grandes enseignes qui avaient acheté cette marchandise avaient pris la précaution, non pas de signaler animal ou produit génétiquement modifié, mais ceci : provenance atlantique ( c’était on ne peut plus vrai), et conditionné made in CEE (tout aussi vrai). Comme personne ne s’en est aperçu, l’affaire a été rondement menée. Et le saumon transgénique acheté, avalé. Petit bonus, personne, pas même les organisations écologistes, n’a pu porter plainte pour tromperie sur l’étiquetage ou sur la marchandise. Je ferai remarquer ici que cette pratique est courante. On peut acheter des produits vrac dans n’importe quel pays ( et donc n’importe quoi). Une fois chargé sur un bateau immatriculé en CEE, la préparation est considérée comme européenne, et donc conforme ( ou tout au moins sensé conforme) aux règlements européens. Les dindons, dans l’histoire, ce sont les aquaculteurs européens. Déjà qu’ils ont énormément de problèmes avec les règlements sanitaires, avec leur poisson plus ou moins dégénéré, et les colorants désormais interdits.

      Quoiqu’il en soit, de quelque côté qu’on se tourne, le fait est indiscutable, et encore moins discuté : le poisson transgénique est d’ores et déjà une réalité. Car si effectivement le cas AF/Protein a été mis en avant, j’avais été personnellement alerté par une opération semblable qui s’était ( je dis bien s’était, faute de plus amples informations à ce jour) déroulé en Nouvelle-Zélande. Cette fois, c’était le saumon pacifique, la fameux Chinook qui avait été « fabriqué » par la firme NZ Salmon. 10 ans de travail acharné ! pourtant, en ,février 2000, devant l’échec des manipulations ( tumeurs cancéreuses, difformités physiques), le projet avait été abandonné. Paraît-il ! Pourtant, NZ Salmon nous promettait des chinook de 250 kg, alors qu’un chinook naturel peine pour atteindre les 30-40. Et c’est déjà une belle bête, et un sacré coup de ligne. Hasard ? je n’y crois pas ! car en Grande-Bretagne, récemment, le gouvernement a avoué que des expériences similaires étaient en cours. Et vous pouvez être certain que le soutien british au crétin Bush Jr. vaudra à ce pays des remises sur brevet fort intéressantes. Après la vache folle et le porc pourri, nos amis anglais, toujours aussi coincés de la rondelle, inonderont le marché européen de saumon transgénique fabriqué en Ecosse ou en Irlande. Et le tout estampillé CEE, il va sans dire. Et si vous dîtes que c’est dégueulasse, et c’est dégueulasse au moins de le taire, on vous répondra, côté buveur de thé au paprika, que ces expériences pourront permettre de résoudre le problème de la faim dans le monde. Ce qui est, nul ne l’ignore, le premier souci de tout citoyen de sa grincheuse Majesté. Comme si un somalien, ou un biafrais, avaient les moyens de se payer, même à bas prix, du saumon, alors qu’il ne les a pas pour acheter un simple litre de lait. « C’est se foutre de la gueule du monde », comme l’affirme si justement une expression populaire bien de chez nous.

      Mais...

      Remarquez que d’un autre côté, si la commercialisation du transgénique, du roboticsalmon ne se fait pas, l’affaire n’est pas si grave pour les actionnaires ayant misé dans cette affaire. En effet, on sait qu’un des concepteurs de ce robot avoue que la stérilité de mise n’est pas infaillible. Et donc que... Et donc que si certains sujets étaient relâchés plus ou moins discrètement dans la nature, c’est-à-dire en milieu naturel, ils iraient forcément rejoindre leurs petits cousins, en fait la branche « naturel ». Et donc que, au moment du frai, vu leur caractéristique physique, ils iraient soit féconder les femelles, soit recevoir la laitance des mâles sauvages. Et dans les deux cas, leur transmettraient leurs caractéristiques physiques, en vertu des échanges sexuels et des combinaisons génétiques naturelles cette fois. Résultat sec : au bout de quelques décades ( certains parlent de 20 ans, d’autres de 50), il n’y aura plus de saumon atlantique sauvage. Alors, il faudra bien que le consommateur se rabatte sur le transgénique, il n’y aura plus que lui sur le marché. Calcul à moyen et long terme, mais astucieux. On nous dit que, côté transgénéticulteurs, « c’est impossible, les poissons sont surveillés, et il est impossible que ..."

      Et mon cul, c’est du poulet ? En 2001, sur 1000 saumons pris en France, plus de 200 présentaient des dimorphismes suspects. Traduction : ils ne ressemblaient en rien aux sujets habituellement capturés et répertoriés. C’est donc bien du transgénique qui se balade, et nul doute qu’il n’est pas venu tout seul. Seulement, à vouloir jouer les en..és ou Dr Mabuse, il y a une justice, et dame nature n’aime pas trop qu’on se moque d’elle et de son lent travail de biologie. Les saumons transgéniques, ils ont un avantage en pisciculture : ils grossissent 5 fois plus vite que les sauvages, assimilent mieux et plus rapidement la nourriture ( gain de 25% environ), et ils se vendent moins cher. Mais le hic, c’est qu’à grossir ainsi en accéléré, on vieillit plus vite. Et voici donc des données encore tenues secrètes, car peu encourageantes pour les apprentis-sorciers : la durée de vie de ces robots en milieu naturel est très courte : pas plus de 4 ans, alors qu’un saumon de chez saumon atteint aisément 8 ans ,10 ans, voire plus.. De plus, en eaux libres, les robocop se montrent beaucoup moins vifs et futés que prévu ou que leurs cousins, plus difficiles à nourrir : là encore, ils crèvent plus vite. Sans compter que leur taille imposante en fait la proie désignée des prédateurs. Alors, çà plus çà plus çà, çà fait beaucoup. Et on peut d’ores et déjà prévoir que le délai d’extinction de la souche originelle par introduction transgéniques est considérablement allongé, sauf à déverser des quantités phénoménales de baby-robocop en pleine nature. Trop cher, et totalement idiot. Car on s’est aperçu, après coup, et là il fallait être con pour ne pas s’en apercevoir tout de suite, que si les gènes humains pouvaient stimuler le gène d’hormone de croissance du saumon, inversement, certains gènes du saumon pouvaient être diablement utiles à l’homme. Et c’est donc la branche pharmaceutique qui cette fois est sur le coup. Elle pense faire synthétiser naturellement certaines protéines, certains toxines ( et donc anti-toxines par le saumon pour en faire des médicaments fort utiles à l’homme dont l’espérance de vie, donc les besoins, ne cesse de croître. Sont visés : les problèmes de calcification ( je connais bien, j’ai apporté ma contribution aux tests), de recalcification ( après les fractures), les maladies cardiovasculaires ( hypercholestérolémie) pour le domaine santé. Et petit plus non négligeable mais très très rentable, les produits cosmétiques très gourmands en protéines nouvelles. On le voit, les investissement de Aqua Bounty ne sont pas perdus, loin s’en faut. D’autant que les restes seront évidemment transformés en farine, et vendus plus ou moins légalement sur le marché des aliments pour animaux, qu’ils soient de compagnie ou d’élevage. Et des fabricants de sauce mondialement connus se déclarent très intéressés. Remarquez que là, désormais, on ne parle plus du tout de réduire les problèmes de faim dans le monde, mais de bisness juteux. Vu que les médicaments et les produits cosmétiques, ce ne sont pas les Zoulous ou les Massaïs qui pourront se les offrir.

      Reste encore que les USA, histoire d’enquiquiner un peu plus la vieille Europe, peuvent très bien autoriser la commercialisation du saumon transgénique à des fins alimentaires. Dans ce cas, comme l’Europe a accordé un brevet, et au vu des accords internationaux régissant le commerce mondial, du saumon transgénique, on pourra très bien en retrouver à nouveau dans nos assiettes. Estampillé made in Ireland, made in Ecosse, et même made in France, puisque les Norvégiens, en proie à d’insurmontables difficultés sanitaires dans leurs élevages ( épidémies chroniques virales), ont racheté la firme française "Saumon de France", ont éliminé les branches truite et transformation, et développent à la vitesse grand V l’élevage du saumon en rade de Cherbourg. En moins de deux ans, la production est ainsi passée de 400 tonnes à 900 tonnes. Et un projet d’extension prévoit même, dans un délai rapproché ( 3 ans), une production de 3000 tonnes. A l’heure actuelle, 8 cages de 33 X 22 m, à 10 m de profondeur sont déjà en place. Et rien ne dit, mais çà on s’en serait douté, que les géniteurs sont bien d’origine naturelle. Le brevet étant labellisé européen, rien n’empêche donc plus un aquaculteur d’acheter une licence ou une exclusivité sur tel ou tel secteur.

      On le voit aisément : le dossier saumon transgénique est loin d’être refermé, et nul doute qu’il sera amené à connaître de spectaculaires rebondissements. Pour preuve, les récents comptages du CSP montrent à l’évidence que l’espèce naturelle est en très nette régression. Sur des rivières comme l’Aulne, par exemple, on parle même d’arrêter tous les travaux entrepris pour sa réapparition, son retour sur des frayères multi-millénaires. Les remontées se font rares, trop rares. Les changements climatiques, responsables du déplacement des zones planctoniques, les pollutions pourtant en régression, n’expliquent pas tout. On pourra certes toujours évoquer la surpêche, le braconnage, les prises non déclarées, n’empêche que du saumon, il en remonte de moins en moins. Et çà, ce n’est pas de la fiction, mais la réalité. Il reste donc à espérer que les efforts de la salmoniculture de Chanteuges portent leurs fruits ( et il semble que ce soit fort heureusement le cas), et que l’homme, dans sa course aux profits maximum, se montre pour une fois intelligent. Mais je n’y crois pas trop. Un pèlerinage à Lourdes s’avère inutile : il faut en moyenne pêcher 98 h en France pour espérer capturer un saumon là où il est présent ( 511 h en mars, 60 en juillet) et 444 h au poisson mort contre 45 à la crevette.

      Notes

      Il n’y a pas que le saumon qui intéresse les biologistes. Ainsi, un poisson quasi inconnu chez nous ( sauf certains aquariophiles) mais très prisé chez les Nippons, le fugu ( prononcez fougou) a vu son génome presque totalement décrypté. 365 millions de bases ( dont 3/4 identiques chez l’homme) ont été ainsi répertoriées. A terme, séquençage de certains gênes fort utiles en pharmacie. En effet, le fugu, appelé aussi diodon, lorsqu’il est excité, se gonfle jusqu’à tripler de volume. et ses appareils internes sécrètent alors des toxines mortelles, même à faibles doses, pour l’homme. Or, comme tout poison appelle un contrepoison.. et que le kg de diodon atteint au Japon des fortunes, il y a encore du fric à se faire en pagaille. Et devinez qui a décrypté le génome du fougou ? Bingo ! Le « Joint Genome Institut » dont le principal mécène est... eh oui, encore eux ! Pour info, le diodon, çà ne vaut pas tripette sur le plan culinaire et gustatif. Alors, pourquoi les japonais en raffolent-ils ( 300 € le plat, tout de même !) ? Tout simplement parce que le moindre reste de foie ou d’organes génitaux dans la préparation, et c’est la mort assurée pour le consommateur. Çà ne s’invente pas, et je ne l’invente pas. Hélas !
      Plus réjouissant, le poisson globe, ou tétrodon, produit naturellement, sans qu’il soit besoin de le modifier génétiquement, assez de toxines, la tétrodotoxine, pour permettre l’utilisation de 600 doses de tetrodin, un calmant pour les toxicomanes en cours de sevrage. Et des études en cours sur la raie laisse entrevoir d’énormes possibilités dans le traitement de certains cancers, en particulier celui de la peau. Le loup de mer intéresse également les cosméticiens, car il fabrique de l’antigel naturellement, et çà, en chirurgie plastique, çà vaut bonbon.
      D’autre part, depuis octobre 2002, la pêche du saumon atlantique est interdite au Groenland pour une période de 5 ans. Cà, c’est la théorie, car en fait, il y a bien des grincements de dents, et donc des « entourloupes ».


      Sources

      Archives personnelles de l’auteur
      Gouvernement Canadien : http://communiques.gouv.qc.ca/
      Ambassade de France au Canada : http://ambafrance-ca.org/HYPERLAB
      Mél : sciefran@ambafrance-ca.org
      Maclean’s, 7 mai 2001. OTTAWA - Canada
      Cybersciences : http://www.cybersciences.com ( possibilités d’abonnement gratuit)
      Infosciences : http://www.infoscience.fr (abonnement gratuit)
      Sea-river : <http://www.sea-river-news.com> ( abonnement gratuit)
      Ouest France ( le journal de la mer) : http://www.ouestfrance.fr
      The NewYork Times (18 septembre 2002 )
      Conseil supérieur de la pêche : http://www.csp.environnement.gouv.fr
      ADIT Strasbourg : http://www.be.adit.fr

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