A défaut de mettre les villes ... à la campagne


    1er novembre 2003 par EchosMouche

      On entend très souvent dire que la pêche ne fait plus recette et plus particulièrement auprès des jeunes. Le temps où nos pères nous faisaient découvrir la nature, la rivière et la pêche est révolu. Les jeunes d’aujourd’hui sont, dans leur grande majorité, des citadins pour lesquels la campagne est bien souvent méconnue quand elle n’est pas purement et simplement source d’ennui. Croire que leurs centres d’intérêts se limitent à la surface d’un terrain de football voire à quelques mètres carrés, un écran et une console de jeu serait mal les connaître.

      Même si le monde dans lequel ils évoluent est quelque peu différent de celui que nous avons connu , les copains, la convivialité restent des valeurs sûres. Nos jeunes ont de nombreuses qualités. Ils sont extrêmement sensibles à tout ce qui touche à la protection de la nature. Ils sont curieux, réceptifs et avides de savoir. Malgré cela, chez les 12-18 ans, on ne parle guère de pêche. Quand ils en parlent c’est , bien souvent, au passé ou comme une activité de loisir réservée ... aux retraités. Ajoutez à cela les bruits qui courent comme quoi il n’y aurait plus de poisson dans nos rivières et qu’elles seraient polluées jusqu’aux yeux et vous aurez, peut-être là un début d’explication à ce désintérêt.

      Si les jeunes sont certes, bien souvent, difficiles à capter, dans de petites bourgades certaines associations locales ou écoles de pêche - même si elles ne sont pas légions - s’en sortent mieux que d’autres. Elles comptent de nombreux adhérents agés de 7 à 14 ans et plus dans leurs rangs et s’en félicitent. Les quelques rencontres amicales qu’elles organisent chaque année trouvent échos auprès de pêcheurs amateurs de tous âges et attirent de nombreux curieux. Nos jeunes campagnards au contact de la nature seraient-ils plus prédisposés à l’art de la pêche que leurs collègues citadins cloîtrés entre quatre murs et sollicités de toutes parts ? Je ne suis pas sociologue, mais ceci mérite peut-être réflexion.

      Notre communication serait-elle déficiente ? Sans vouloir critiquer en aucune manière ce qui se fait, il semble évident que nous n’utilisons pas les mêmes canaux, les mêmes médias que nos chères "têtes blondes". Dans le domaine de la communication, les idées ne manquent pas à commencer par la télévision où les émissions sur la pêche sont on ne plus rares sinon absentes, pour terminer par les magazines qu’ils ont l’habitude de lire ... à défaut de ne pouvoir, comme le suggérait non sans humour et avec justesse, Alphonse Allais, mettre les villes ... à la campagne.

          | Réagir à cet article | Rechercher | Dans la même rubrique |

            Copyright echosmouche.fr
            Tous droits de diffusion et de reproduction réservés - Système de Gestion de contenu spip(3.0.17)
            Sommaire La Lettre d'echosmouche.fr Concours Auteurs Trophée Echos Mouche Nous écrire