Montage : La pose de cerques


    novembre 2003 par David Synold

      La queue d’une artificielle, et plus particulièrement d’une sèche, malgré son apparence souvent insignifiante, joue un rôle important dans l’efficacité de l’imitation.

      Pour les sèches, son intérêt est bien moins d’attirer le poisson, que de porter et de placer la mouche sur la surface de l’eau. Les éléments qui composent la queue, doivent être d’excellente qualité : légers, fins et rigides, tout comme les matériaux qui composent la collerette. On utilise généralement deux types de matériaux pour créer les queues : les fibres de plumes de cou de coq et les poils, plus particulièrement ceux de chevreuil, de queue de veau, etc...

      Pour les montages plus particuliers, comme les "no hackle" ou les parachutes, qui doivent flotter sur le film de l’eau, les cerques perdent leur aspect utile pour devenir imitatives et attractives. Pour ces montages, le choix des matériaux est sans limites, pourvu qu’ils soient suggestifs.

      Pour les nymphes et émergentes, on utilise volontiers des sections de plume d’oie ou des fibres de plume de queue de faisan, mais là aussi c’est l’aspect imitatif et attractif qui doit être mis en avant. L’éventail du choix des matériaux n’a alors plus de limites.

      Certaines écoles, ont fait le choix de ne plus monter de queue aux imitations de nymphes, d’autres ont tout simplement supprimé la queue de tous leurs montages... Dans ce domaine c’est l’expérience de chacun qui est à prendre en compte, mais les observations des insectes, permet un constat général ; les éphémères et les plécoptères possèdent une queue, dans tous leurs stades d’évolution, alors que les trichoptères eux, n’en possèdent pas.

      La pose de cerques

      Le montage décrit ci-dessous, couvre le montage des mouches sèches. Pour la pose des cerques des nymphes, on divisera la longueur par deux ou par trois.

      pose de cerques

      Fixer l’hameçon dans l’étau, et commencer le montage à environ un à trois millimètres de l’oeillet - selon la taille du montage - en enroulant la soie comme décrit sur le croquis suivant (phases 1 à 4).

      pose de cerques5. Poursuivre les enroulements de soie en emprisonnant le brin de soie restant. Arrêter les enroulements à la mi-hampe de l’hameçon puis couper le brin de soie en excédent. Finir les enroulements de soie jusqu’à l’amorce de courbure de l’hameçon.

      pose de cerques 6. Saisir une pincée du matériau choisi pour faire la queue, s’il s’agit de fibres de plume de cou de coq, en prélever entre 6 et 10, s’il s’agit de poils, couper une pincée en rapport avec la taille de l’imitation et la placer dans l’outil à aligner les poils. Présenter la pincée, base entre le pouce et l’index, sur la hampe de l’hameçon, qui va servir de mesure à la queue. La longueur de la queue doit correspondre à la longueur utile de l’hameçon, de l’oeillet à l’amorce de la courbure.

      pose de cerques 7. Attraper la pincée ainsi calibrée, par la pointe, avec le pouce et l’index de l’autre main, juste au niveau du point de mesure. La mouiller à la salive et la poser sur le dessus de la hampe de l’hameçon, la fixer avec la soie. Continuer les enroulements jusqu’à l’avant de l’hameçon, en veillant à laisser l’espace nécessaire à la collerette et aux ailes si nécessaire. Pour mettre le montage en attente ou éviter le déroulement intempestif de la soie, vous pouvez faire une fausse clef ou vernir les enroulements de soie.

      pose de cerquesPoses spécifiques

      Pour les montages de petite taille, entre 16 à 22, j’ai choisi le type de montage présenté par les trois premiers croquis de gauche. Il permet d’alléger l’imitation.
      Le principe est simple. On commence le montage normalement (voir ci-dessus les croquis 1/2/3 et 4), puis l’on fixe directement l’aile et l’on rejoint l’arrière de l’hameçon en fixant directement, à la première passe de soie, la queue, préalablement calibrée. La mesure reste la même et correspond toujours à la longueur de la hampe de l’hameçon. On revient ensuite vers l’avant pour former la collerette.

      Pour séparer une queue, plus particulièrement dans les montages de nymphes, ou émergentes, on roule une toute petite boule de dubbing à l’arrière de l’hameçon et l’on pose deux pincées de matériau. Une sur la gauche, avec un tour de soie puis l’autre sur la droite de la hampe, avec un autre tour de soie. On enroule ensuite la soie pour finir la fixation de la queue.

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