La Quimperloise


    En réservoir comme en rivière


    29 janvier 2004 par Jean-Claude Girard & David Synold

      Description

      J’ai découvert cette mouche il y de nombreuses années. Elle faisait partie des des mouches noyées qu’arborait régulièrement mon "maître" à son bas de ligne , en pointe ou en intermédiaire. De tonalité noire et de conception simple, elle se monte en quatre étapes : le corps, le lestage, le thorax puis la collerette. Je ne connais ni son histoire, ni l’origine de son nom, mais son efficacité ne peut en aucun cas être mise en doute.

      Utilisation

      Après quelques années d’apprentissage, où la pêche se résumait par "point de salut en dehors de la pêche en noyée", j’ai goûté à l’appel d’autres techniques comme la sèche et la nymphe.

      J’ai redécouvert la pêche en train de noyées, et c’est sans doute un comble, au bord des réservoirs, où lassé de lancer mes streamers à vingt cinq mètres devant moi et de les ramener ou d’attendre d’hypothétiques activités de surface, je me suis lancé dans une pêche fine et pas si facile que l’on veut le croire : la noyée en eaux closes. Que de plaisir, de découverte et de redécouverte.

      Les quelques noyées qui se battaient en duel dans le fond d’une vieille boîte à casiers, oubliée dans un recoin de mon gilet, ne m’ont pas suffi à finir ma première partie de pêche. Je me suis donc mis en quête des boîtes à "pépé". Après quelques recherches parmi les toiles d’araignées et autre bric à brac, mon bonheur fut à son comble. Parmi les deux cent ou trois cent merveilles que je venais de mettre au jour, il y avait cette mouche noire, qui ressemblait de loin, et même de près à mes chiros.

      Depuis, elle ne quitte que très rarement ma potence ou une de mes deux potences selon ... Elle m’a valu la prise de très beaux et de nombreux poissons et si les truites se pendent à ma mouche de pointe, je la soupçonne de ne pas être étrangère à cet état de fait. Efficace en réservoir, je vous la conseille aussi en rivière, dans des tailles adaptées aux insectes présents.

      Variantes

      Le montage de cette imitation, comme c’est le cas de la plupart des montages dit de références, comme entre autre la black pennel, ne se décline pas ou peu. Bien évidement, ce fait est sans compter sur l’imagination fertile des monteurs que nous sommes. C’est ainsi que les déclinaisons en olive, jaune, et brun, se côtoient dans ma boîte.

      Liste des matériaux

      Hameçon standard et fin de fer, de 10 à 18
      Soie de montage noire de 4/0 à 14/0.
      Fil de cuivre
      Dubbing noir ou anthracite
      Plume de cou de coq Grizzly

      Montage pas à pas

      Après avoir écrasé l’ardillon, serrer l’hameçon dans l’étau et enrouler la soie de montage de l’œillet à la courbure de l’hameçon. Fixer le fil de cuivre à l’arrière du montage. Former un corps conique, jusqu’à la moitié de la hampe. Enrouler le fil de cuivre, d’abord à spires jointives sur 4 à 5 tours, puis espacer les spires pour imiter les annelures naturelles.
      Préparer un dubbing fin de lapin et amener la soie de montage 2 lmillimètres avant l’oeillet. Enrouler le dubbing pour former le thorax de l’imitation, bloquer sous 2 à 3 tours de soie puis couper l’excédent. Préparer puis fixer une plume de cou de coq grizzly
      Enrouler la plume de cou de coq (2 ou trois tours suffiront), bloquer et couper l’excédent Rabattre les fibres de la plume de cou de coq vers l’arrière puis former la tête par dessus la base des fibres pour que ces dernière soit rabattues à 45° vers l’arrière. Faire le noeud final.
      Couper à ras la soie de montage. Vernir la tête. Le montage est terminé : ... direction la pêche !
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