Sécheresse


    l’heure du bilan


    31 janvier 2004 par EchosMouche

      Les beaux jours pointent à l’horizon. Dans quelques semaines nous devrions tous être au bord de l’eau pour aborder une nouvelle saison. Nous avons tous bien présent à l’esprit le triste état dans lequel nous avons laissé nos rivières à la fin de l’été dernier. Lits asséchés, fonds en totale décomposition, forte mortalité de truites et d’ombres marqueront pour longtemps les esprits.

      L’heure est aujourd’hui au bilan. Les pluies tant escomptées ont fait d’énormes ravages dans le sud-est de la France déjà fortement touché par les incendies au cours de l’été dernier. Ailleurs, la pluviométrie de cet hiver n’a pas réussi à redonner aux cours d’eau leur débit initial. Si rien ne change d’ici l’ouverture, cette saison 2004 risque bien d’être une saison de transition ; une sorte de convalescence, en espérant - mais sans certitudes - qu’elle sera de courte durée.

      Six mois après ce cataclysme la plupart de nos compatriotes semblent avoir tourné la page. Qu’auront-ils retenu de cette période tragique sinon les polémiques politiciennes habituelles, les défaillances de notre système de santé qui pourtant ne datent pas d’hier, le taux de mortalité exceptionnellement élevé enregistré au début du mois d’août dernier et la détresse de nos agriculteurs plus que jamais à la dérive.

      Il ne vous aura échappé que l’eau et les problèmes qui s’y rattachent ont été, par je ne sais quel tour de passe-passe, passés au second plan et ce, même si une conférence de synthèse en vue d’élaborer une réforme de la politique de l’eau rassemblera, prochainement, les associations et les représentants des principaux utilisateurs qui tenteront, comme à l’habitude, de concilier ... l’inconciliable. Je crains fort , qu’une fois de plus, nous passions à côté du problème en y apportant une réponse placébo et que nous n’aurons guère d’autres solutions, dans l’immédiat, que de nous aider nous-mêmes, de retrousser nos manches et prier le ciel pour qu’il nous sorte de ce mauvais pas.

      Nos sociétés modernes, nos médias en tête, ont la formidable faculté d’oublier et de nous faire oublier tout ce qui ne fait pas l’actualité ; une amnésie et un manque de réactions que nous paierons probablement tous très cher. Ainsi donc, la sécheresse serait passée : dormez bonnes gens ! ... mais n’oubliez pas de garder un oeil ouvert, au cas où ...

          | Réagir à cet article | Rechercher | Dans la même rubrique |

            Copyright echosmouche.fr
            Tous droits de diffusion et de reproduction réservés - Système de Gestion de contenu spip(3.0.17)
            Sommaire La Lettre d'echosmouche.fr Concours Auteurs Trophée Echos Mouche Nous écrire