Coupe de France des Clubs 2001


    Une autre vision


    mars 2002 par Richard Guidetty

      Nous avons été étonnés de lire dans la presse spécialisée, un encart non signé faisant mention de la finale de la coupe de France des clubs, en des termes mettant en cause directement l’organisation de cette manifestation. Ayant vécu cette compétition de l’extérieur (en simples spectateurs), nous avons pensé que peut-être quelque chose nous avait échappé. Aussi, pour avoir un angle de vue différent, avons-nous demandé à Richard Guidetty, qui lui participait à la compétition avec ses collègues du GPS Chambéry, son point de vue. Voici donc comment Richard a vécu cette dure journée.

      Il n’y a que peu de réservoirs en France susceptibles d’accueillir la finale de la Coupe de France des Clubs, où environ soixnte dix pêcheurs doivent pouvoir fouetter de concert.
      La Moselotte en est un, et la finale 2001 l’a prouvé. Sa taille respectable a permis à toutes les équipes présentes de ne pas se pêcher dessus ce qui est inévitablement le cas avec des postes de taille réduite. Ce réservoir présente également le très gros avantage d’être agréable à pêcher grâce notamment à la relative limpidité de son eau, et à des berges paysagées et arborées.

      Les petits chalets au bord du lac, accueillant jusqu’à cinq couchages, ont permis aux équipes venues de toutes les régions de France de se loger sur place et pour un coût inférieur à celui des hôtels les plus économiques.
      En comparaison, Dordives où s’était déroulée la finale 2000, était beaucoup moins agréable à pêcher : eau trouble, voir turbide, berges rectilignes, broussailles au sol où les soies s’emmêlaient sans cesse, nombreux postes avec des arbres à vingt, vingt cinq mètres derrière ... Sans parler des difficultés pour se loger sur place, obligeant de nombreuses équipes à dormir sur la route et repartir très tôt le matin pour être à l’heure pour le briefing en plein air ; heureusement que ceux qui critiquent la Moselotte n’avaient pas réussi à se qualifier pour Dordives !

      Il semble qu’il faille rappeler ce qu’est une compétition : On fait s’affronter des individus (ici des équipes) dans des conditions identiques et on fait ensuite un classement révélant qui a su le mieux s’adapter aux conditions imposées. Elles étaient relativement difficiles à la Moselotte, mais elles étaient les mêmes pour tous, et ce sont bien les meilleurs ce jour là qui ont gagnés. Quelques postes étaient très arborés, les poissons très difficiles, mais il s’agissait d’une finale de Coupe de France où les meilleures équipes de toutes les régions de France devaient se départager ... une grande bassine aux berges dégagées et surpeuplée de surdensitaires fraîchement déversées aurait elle mieux convenue à une épreuve de ce niveau ? J’en doute !

      Nous avons eu la chance d’avoir pour voisins les vainqueurs de cette finale ; ils n’ont pas passer leur journée à propulser des streamers le plus loin possible, mais ils ont cherché, sur chaque poste, la technique la plus adaptée et il s’est agit bien souvent d’une pêche lointaine mais fine, avec de petites nymphes et même des sèches. Sur les quelques postes où il était impossible de lancer à plus de dix mètres, ils ont réalisés des prises au booby, technique idéale pour cette courte distance ... il suffisait d’y penser !

      A part le long de la plage où le chemin de promenade passe à une dizaine de mètres du bord du lac, les promeneurs étaient cantonnés derrière des banderoles et suffisamment éloignés pour ne pas gêner les pêcheurs. La plage représentant au plus dix pour cent du périmètre, on peut affirmer que quatre vingt dix pour cent de celui-ci offrait toutes les conditions de sécurité, ce qui est exceptionnel en compétition réservoir.

      La FFPML a offert, à tous les compétiteurs présents, le doit de pêche pour la journée et une organisation irréprochable. Nous étions nombreux à être déçus en fin d ’épreuve, par nos piètres résultats ; nous aurions tous préféré prendre un peu plus de poissons, c’est certain. Mais le réservoir et l’organisation furent impeccable et je ne vois dans les critiques formulées que l’expression de la déception d’une équipe qui, sur le papier, était l’une des favorites. Pour l’immense majorité des compétiteurs présents ce jour là, la Moselotte restera un excellent souvenir.

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