Montage araignée


    28 avril 2004 par David Synold

      montage araignée Le montage d’une mouche simple s’impose. Le montage araignée classique sans ailes en est l’exemple parfait. Il imite à peu près tous les insectes à ailes dressées. Pour cela, il vous faut un hameçon de grande taille, 12 pour commencer, cela facilite amplement la tâche, une soie montée sur le porte bobine, un hackle dont les fibres ne dépassent pas les 3/4 de la longueur de la hampe de l’hameçon (ceci est une règle valable pour toutes les mouches sèches), une pincée de fibres de hackles, un outil pour réaliser le nœud final et enfin du vernis à séchage rapide.

      Placez l’hameçon dans l’étau par sa courbure. N’hésitez pas, si nécessaire, à vous référer aux pages traitant de la pose d’une queue et le montage d’un corps qui figurent dans cette même rubrique.

      Choisissez un hackle d’environ 5 cm de longueur en veillant à ce que la longueur de ses fibres ne dépasse pas les 3/4 de la longueur de la hampe de l’hameçon et débarrasser le de ses fibres molles et duveteuses présentes à sa base et qui compromettraient la flottabilité de votre mouche. Ces fibres duveteuses s’éliminent en les tirant entre le pouce et l’index. La phase suivante est plus délicate. Placez le hackle à 45 degrés par rapport à la hampe de l’hameçon, tige vers l’œillet et face brillante vers vous. Fixez la tige du hackle sous trois tours de soie en direction de l’œillet et coupez l’excédent de tige au ras du montage.

      Vous pouvez renforcer le montage par un point de vernis. Laissez pendre le porte bobine. Utilisez la pince à hackles que vous pincerez sur la pointe du hackle. Attention la plume est fragile ! Enroulez le hackle à spires jointives. Pour le nombre de tours, il faut savoir que plus la collerette est fournie plus la mouche flotte haut et selon que vous pêchiez les grands plats ou les courants plus rapides, que vous souhaitiez une flottaison haute ou basse, faites de 2 à 7 tours avec le hackle. Sachez qu’une collerette fournie fait tire bouchonner un bout de ligne fin. Bloquez le hackle sous deux ou trois tours de soie. Coupez l’excédent de plume au ras sans abîmer la mouche. Il ne vous reste alors qu’à faire un nœud final avec l’outil conçu à cet effet. On peut aussi finir la mouche par deux ou trois fausses clefs.

      Depuis bien longtemps certains monteurs aguerris n’utilisent plus le nœud final et le remplacent par deux gouttes de colle rapide. Dans tous les cas, nœuds ou colle, vernissez la tête pour consolider le montage.

      En enroulant votre soie quand vous approchez de la courbure de l’hameçon il faut vous méfier de sa pointe qui dépasse de l’étau. Un frottement de la soie sur cette pointe la couperait et il vous faudrait recommencer le montage. Rappelez-vous que le quart avant de la hampe de l’hameçon doit rester libre pour recevoir les enroulements de hackles et le nœud final. Le corps des insectes est souvent conique, pensez donc à faire plusieurs enroulements successifs en augmentant les superpositions vers l’avant pour créer cet effet de cône. N’oubliez pas après avoir vernis la tête de la mouche de déboucher le trou de l’œillet, cela vous évitera des tracas au bord de l’eau. Enfin, et cela me paraît évident, plus l’hameçon est petit, plus le montage est difficile.

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