Giardia lamblia &Cryptosporidium parvum


    29 octobre 2004 par EchosMouche

      Giardia lamblia L’eau est sujette à de nombreuses pollutions. Visibles ou non, les nuisances auxquelles nous pensons d’emblée sont généralement d’ordre agricole, industrielle ou chimique ; oubliant au passage celles issues de micro organismes présents à l’état naturel et, parfois, sources de maladies. La consommation d’eau infectée par des micro organismes comme le Giardia lamblia ou le cryptosporidium parvum peut provoquer des troubles intestinaux voire, plus grave encore, entraîner le décès d’enfants, de personnes âgées ou immuno-déficientes. Le rat musqué est un des principaux vecteurs de ces parasites intestinaux.

      Le lamblia et le Cryptopsoridium sont deux micro organismes de la famille des protozoaires naturellement présents dans les eaux usées et les eaux de surface sous forme de kystes résistant. Ces protozoaires flagellés dont la taille varie de 4 à 10 microns possèdent un cycle de vie qui leur permet de passer d’une forme viable dite trophozoïte à une forme résistante. Les kystes se forment dès lors que l’eau atteint des températures basses ou que le milieu où ils prolifèrent s’avère défavorable. Protégés dans une coque protectrice, ces organismes peuvent survivre pendant plusieurs mois en attendant d’être ingérés par voie bucale et reprendre leur cycle de développement.

      La contamination se fait par ingestion de kystes portés de la main à la bouche, d’aliments ou d’eau souillée. Le patient ne présente, la plupart du temps, aucun symptôme visible. Les troubles causés par ces micro organismes, s’ils sont amenés à se manifester, se traduisent le plus souvent sous forme de troubles intestinaux, de gastro-entérites aiguës accompagnées de perte d’appétit, de nausées, de vomissements et/ou de diarrhées. La lamblia peut, dans les cas les plus graves, causer des troubles nerveux et des instabilités psychomotrices.

      La cryptosporidiose, quant à elle, causée par la présence de cryptosporidium dans l’organisme est source de diarrhées, parfois sanglantes, d’infections sanguines. Elle peut s’avérer mortelle dans les cas extrêmes.

      Loin de se cantonner à des régions aux conditions sanitaires déficientes, ces maladies sont fréquentes et présentes un peu partout dans le monde. Les risques encourus par la présence de ces organismes dans l’eau sont, malgré cela, ignorés de la majorité du grand public alors qu’ils sont fort bien connus des professionnels de l’eau et du corps médical. Aucune méthode n’existe à ce jour pour détecter et quantifier leur présence dans l’eau que nous consommons. Des recherches sont, actuellement, menées en vue d’identifier les procédés qui permettront de limiter sinon d’éliminer ces risques de contamination.

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