Les salmonelles


    Des risques sanitaires non négligeables


    28 décembre 2004 par EchosMouche

      salmonelles Quoi de plus reposant que d’entreprendre une balade à travers champs ou de faire une sieste au milieu d’une prairie verdoyante par un bel après-midi de printemps. Quoi de plus naturel que d’arpenter les rives d’un ruisseau poissonneux ou d’une rivière à la recherche de dame fario. Quoi de plus logique, de plus désintéressé que de se porter volontaire pour aller ramasser et compter les cadavres de poissons flottant à la surface de l’eau ou gisant sur le fond d’une rivière au lendemain d’une pollution par lisier.

      Vous serez probablement étonnés si je vous dis qu’il existe un point commun entre ces trois situations sans liens apparents. Et pourtant, ce promeneur, ce pêcheur ainsi que ce bénévole s’exposent, tous trois, au risque d’être contaminés accidentellement par des salmonelles. S’il existe différents types de salmonelles, il ne faudrait pas croire qu’elles se cantonnent à n’être que les hôtes indésirables de nos réfrigérateurs.

      Les lisiers et fumiers utilisés pour fertiliser les prairies présentent, en effet, des risques sanitaires non négligeables dûs à la présence, plus ou moins importante, de salmonelles dans ces substances. Leur persistance dans l’herbe, proportionnelle aux teneurs des lisiers, n’a rien à voir avec les conditions météorologiques du moment . Dans le cas d’épandages de lisiers faiblement infestés, des études démontrent que ces bactéries ne survivent guère plus d’une semaine. Pour des lisiers plus chargés il faut compter jusqu’à deux semaines voire jusqu’à un mois pour écarter tout risque de contamination. L’enfouissement par injection du lisier, même si elle ne constitue pas une garantie totale, est certes moins polluante. Elle a par contre le désavantage d’être plus coûteuse et implique un changement radical des pratiques agronomiques.

      La contamination se fait par ingestion. Elle touche le plus souvent les enfants, les personnes âgées et les personnes immuno-déficientes. L’infection se déclenche dès lors que ces bactéries parviennent à franchir la barrière que constitue l’estomac et à atteindre les intestins où elles se prolifèrent. Arrivées à ce stade, elles provoquent des inflammations au niveau de la paroie instestinale et des dérèglements qui se traduisent par des diarhées, des crampes abdominales, une fièvre élevée ou des maux de tête. Si de nombreuses maladies peuvent être associées à ces symptômes, il ne faut pas pour autant les négliger.

          | Réagir à cet article | Rechercher | Dans la même rubrique |

            Copyright echosmouche.fr
            Tous droits de diffusion et de reproduction réservés - Système de Gestion de contenu spip(3.0.17)
            Sommaire La Lettre d'echosmouche.fr Concours Auteurs Trophée Echos Mouche Nous écrire