La limnée


    Une habituée des eaux dormantes


    23 février 2005 par EchosMouche

      La limnée ou escargot d’eau douce , appelée aussi Limnaea stagnalis, appartient à la famille des Lymnaeidae. Peu sensible aux eaux même fortement polluées, ce gastéropode est un habitué des eaux dormantes que constituent les étangs, les lacs et les eaux stagnantes. Dans certains cas, il peut fort bien s’acclimater à des eaux plus fraîches, plus oxygénées et coloniser ainsi certains ruisseaux ou rivières.

      Cet escargot, de couleur noire et brune, mesure entre deux à trois centimètres. Son corps mou est protégé par une coquille rigide de forme conique prononcée, formée de spires dextrogyres, constituée à partir du calcium dissous dans l’eau. La limnée ne possède pas de pattes mais un large pied ovale qui lui permet de se déplacer en rampant . Sa tête courte est pourvue d’antennes à la base desquelles se situent les yeux. Bien que référencée comme espèce aquatique, la limnée respire grâce à des poumons. Si elle peut vivre dans l’eau en rampant coquille vers le bas sous le film de tension de l’eau, son orifice respiratoire en forme d’entonnoir dépassant au-dessus de la surface, ou sur le fond en comprimant l’air de ses poumons, elle peut aussi évoluer hors de l’eau sur sol humide ou sur les plantes aquatiques où prolifèrent des algues microscopiques dont elle est friande.

      Grande consommatrice d’algues et de végétaux qu’elle broute grâce à sa langue râpeuse parsemée d’une multitude de petites dents, son régime alimentaire est aussi composé de mousses, de déchets organiques, de micro-organismes voire , parfois, de cadavres d’animaux en décomposition gisant au fond de l’eau.

      Les limnées sont hermaphrodites ce qui signifie qu’elles possèdent à la fois les organes reproducteurs mâles et femelles et que deux individus peuvent, à eux seuls, donner naissance à une nouvelle colonie. Lors de l’accouplement, elles se superposent et se fécondent mutuellement. Les pontes ont généralement lieu au cours de l’été. Les limnées déposent sur les plantes aquatiques des grappes d’une cinquantaine d’œufs translucides et visqueux. Ces œufs écloreront au bout d’une dizaine de jours pour donner naissance à de jeunes limnées qui se disperseront au gré du courant pour, à leur tour, assurer la continuité de l’espèce pour peu qu’elles ne rencontrent pas sur leur chemin quelques sangsues ou truites à la recherche de proies faciles.

          | Réagir à cet article | Rechercher | Dans la même rubrique |

            Copyright echosmouche.fr
            Tous droits de diffusion et de reproduction réservés - Système de Gestion de contenu spip(3.0.17)
            Sommaire La Lettre d'echosmouche.fr Concours Auteurs Trophée Echos Mouche Nous écrire