La leptospirose


    Une maladie quelque peu oubliée


    27 mars 2005 par EchosMouche

      la leptospirose Le récent tsunami qui a ravagé, à la fin du mois de décembre dernier, les côtes de l’Océan Indien a mis en évidence les méfaits que pourraient causer, à court et moyen terme, les maladies liées à l’eau sur des populations déjà fortement malmenées. Parmi celles-ci figure en bonne place la leptospirose ; un nom qui ne nous est pas étranger mais que nous avions probablement enfoui au fond de notre mémoire pensant que cette maladie hydrique n’avait probablement plus cours sous nos latitudes.

      Loin d’être en voie de régression, ces bactéries causes de cette maladie sont très répandues dans la nature. Elles infectent quasiment tous les mammifères, sauvages ou non, pour en final contaminer l’homme. Plusieurs centaines de cas de leptospirose sont recensés chaque année en France.

      Les rongeurs, et plus particulièrement les rats, sont réputés être les principaux vecteurs de cette maladie. Les eaux souillées, les mares, les fossés, les vases et les boues dans lesquelles se diluent les leptospires contenus dans les urines de ces mammifères constituent un redoutable réservoir à germes.

      Cette maladie, liée à l’eau, peut être transmise à l’homme par différents moyens. Elle peut se transmettre soit par morsure, par contact direct en manipulant des animaux infectés ou, indirectement, par une eau contaminée par des leptospires qui pénètrent dans l’organisme par les voies cutanées au travers de petites plaies ou de blessures ou s’attaquer, par simple contact ou frottement, aux muqueuses du nez ou aux yeux.

      Si la leptospirose touche principalement les professionnels employés d’abattoir, les égoutiers, les éboueurs, les pisciculteurs, les agriculteurs, les piégeurs - généralement vaccinés contre cette maladie - ... elle concerne aussi l’ensemble des personnes pratiquant des activités de loisir liées à l’eau douce comme la pêche, la chasse , la baignade ou ... le canoë-kayak.

      La durée d’incubation peut durer une quinzaine de jours. Les premiers symptômes peuvent facilement s’assimiler à une affection grippale accompagnée de maux de tête et d’impressions de fatigue. Si dans la majeure partie des cas la maladie se borne généralement à ce seul et unique épisode, elle peut aussi malheureusement prendre des formes beaucoup plus graves nécessitant jusqu’à l’hospitalisation du patient (hémorragies, maux de tête violents, atteinte du foie, insuffisance rénale) voire, dans les cas extrêmes , entraîner le décès de ce dernier.

      Les conséquences de ces contaminations difficilement décelables sont, vous l’avez compris, loin d’être anodines . La leptospirose est encore bien présente dans notre pays et plus particulièrement en Ile de France, en Aquitaine, dans les Pays de Loire et dans le Nord Pas de Calais. A défaut d’être vacciné contre cette infection, certaines précautions d’usage - dont des règles d’hygiène élémentaires - pourront vous éviter bien des déconvenues. Aussi, évitez de vous laver les mains dans une eau souillée ou considérée comme telle. Enfin, n’hésitez pas à vous équiper d’une trousse de secours qui vous sera bien utile pour désinfecter, sur le champ, toute blessure, coupure, éraflure ou piqure d’hameçon, aussi minime soit-elle.

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