La mouche qui saute sur l’eau


    mai 2002 par David Synold

      image 299 x 197 La technique de la mouche qui se soulève, fut décrite il y déjà quelques temps dans un ouvrage d’un écrivain halieutique de Besançon. C’est Jean-Jacques Robert d’Albi qui nous la fait découvrir ou rappeler ici, pas seulement pour des raisons de nostalgie, mais parce qu’elle présente l’avantage de proposer l’artificielle d’une manière peu commune qui trompera plus d’un poisson méfiant.

      La méthode se pratique traditionnellement sur ruisseau accidenté, mais rien n’empêche de l’essayer sur petite ou moyenne rivière, en se servant des obstacles émergents ou de ceux de la berge.

      Le principe de base est simple, il fonctionne sur l’opposition égale de deux forces ; pour ce faire il faut confectionner sur la base de votre bas de ligne habituel le montage qui suit. Sur votre dernier brin habituel, monter juste en son milieu une potence de cinq à dix centimètres où vous fixez votre sèche. Une fois le noeud d’attache de la mouche effectué, la potence doit avoir une longueur de trois à cinq. Au bout libre de votre dernier brin, attacher les deux même longueurs et même diamètres de fil qui composent le bas de ligne avant le dernier brin. Le montage de ces deux derniers brins s’effectue dans l’ordre croisant, contrairement à votre bas de ligne.

      Pour utiliser ce drôle de bas de ligne, l’artificielle devra être posée le plus près possible de tous les obstacles émergents ou le plus près du bord, pour que la partie rajoutée du bas de ligne se déroule sur la berge où les obstacles émergent. Deux forces, qu’il faut veiller à garder égales le plus longtemps possible, s’opposent ; la première venant de la canne et la seconde du fil posé sur les obstacles de la berge.

      Que vous lanciez à trois, cinq ou neuf mètres, votre mouche une fois posée près de quelques fougères, rochers, souche ou vieille branche, se soulèvera de la surface de l’eau pour retomber dix ou vingt centimètres plus bas, puis se soulèvera à nouveau... et ainsi de suite, tant que le bout du bas de ligne sera en contact avec les obstacles ou la berge. Pour que cette façon de présenter la mouche soit efficace et drôle, un dernier conseil, pêcher entre l’amont le premier quart aval.

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