Au sec.... !


    Jusqu’où irons-nous ?


    27 septembre 2005 par EchosMouche

      Au sec... ! Nous venons de frôler la catastrophe. A la fin du mois d’août dernier, 72 départements français étaient soumis à des mesures de restriction d’eau.

      Au sec...!

      Dès le début du printemps, tous les voyants étaient au rouge. Nous savions par avance que les mois à venir allaient être chauds, très chauds voire critiques. Malgré ces avertissements, de nombreux exploitants agricoles qui ne réfléchissent pas plus loin que le bout de leur nez, n’ont pas su (voulu) changer leur manière de faire. Ils n’ont pas hésité un instant à reconduire leurs cultures de maïs sachant, par avance, qu’elles auraient peu de chance d’arriver à maturité et qu’ils risquaient ainsi d’envenimer une situation déjà difficile. Ce qui devait arriver, arriva. Nos réserves en eau, à la veille de cet automne, accusent un déficit record. La récolte de maïs 2005 enregistrera un déficit important.

      Je m’en voudrais d’être accusé, à tort, de vouloir mettre tout le monde dans le même panier et montrer du doigt le monde agricole dans son ensemble. Tous les agriculteurs n’ont pas eu ce comportement irresponsable. Dés le début de l’année, certains d’entre eux ont su anticiper la crise et mettre en place des cultures moins gourmandes en eau. En agissant ainsi, ils nous ont probablement permis d’éviter le pire.

      « La culture du maïs en France est une aberration ». Ce n’est pas moi qui le dit. Pour la première fois, des voix se sont élevées en haut lieu pour dire qu’il était grand temps de réformer un système qui n’avait que trop duré. Ce constat est certes encourageant mais bien insuffisant. Aurons-nous le courage de prendre les mesures qui s’imposent , c’est à dire de limiter les surfaces de production de maïs irrigué ou non, de supprimer les subventions encourageant ce type de culture et d’instaurer une fois pour toute le principe du pollueur/payeur ? Le projet de loi sur l’eau qui est toujours en discussion, et qui pourrait encore être amendé, ne semble pas suivre cette voie. Les lobbies ont bien fait leur travail. Ce qui s’est passé cette année risque de se reproduire probablement l’an prochain, puis l’année suivante, puis encore l’année d’après, jusqu’à ce que ...

      Canicule ou pas, l’eau reste et restera pendant longtemps, je le crains, un sujet brûlant, une question sans réponse. Jusqu’où irons-nous ?

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