Pêche à la mouche en Norvège


    février 2002 par Services Nordiques SARL

      Pêche à la mouche en Norvège Au contraire à des idées reçues qui règnent sur ce pays scandinave, le climat dans des régions comme le Rogaland dans le sud-ouest est plutôt doux et peut se comparer avec celui de la Normandie. En hiver, la température moyenne en Normandie et dans le Rogaland ne se diffère pas ; grace au Gulf Stream qui passe près des côtes norvégiennes de l’Ouest.

      Dans une région où se trouvent des milliers de lacs et de rivières, on peut pêcher aux ombles à la mouche en surface dès le mois d’avril ; la fario un peu plus tard. L’ouverture à la pêche au saumon se fait entre le 1 et le 15 juin selon les rivières, et la fermeture entre le 31 août et le 20 septembre.L’extrait de l’article de Marc SOURDOT dans "Le Magazine des Voyages de pêche", mai/juin 1997, illustre bien ce pays de rêve pour un moucheur :

      La montagne n’est jamais loin du fjord. Et, si l’on veut se changer les idées, changer de décors et de façon de faire, il y a toujours un lac à proximité pour accueillir les inconditionnels de la truite, du corégone et de l’omble chevalier, seuls salmonidés à peupler les eaux du Ryfylke. Si toutes les pêches sont permises, du bord ou en bateau selon les parcours choisis, c’est la mouche qui permet de profiter au mieux de l’abondance de ces poissons. Même les ombles se montrent intéressés par une mouche sèche bien présentée ou une noyée artistiquement travaillée. Les meilleurs postes demeurent les arrivées d’eau, les bordures d’îles, les hauts fonds, toutes ruptures de relief qui sont autant de tenues possibles.

      Pour pêcher en eau douce il est nécessaire de se munir du permis de pêche national, le même que pour le saumon et la truite de mer, que l’on peut se procurer dans tout bureau de poste. De plus, si quelques lacs sont encore ouverts à tous avec l’accord donné par le propriétaire, la plupart des lacs vraiment intéressants sont accessibles après paiement d’une carte de pêche dont le coût reste encore assez modeste.

      Plus que les tableaux, ce que l’on recherche c’est l’atmosphère d’une nature à peine troublée, d’une solitude assurée sans avoir pour autant à marcher durant des heures. Ces lacs sont tellement nombreux et si peu pêchés qu’on peut très bien opérer seul, comme coupé du monde, durant des jours.

      Autre pêche d’atmosphère : celle de la truite de mer à la mouche, en estuaire. Tout concourt à faire de cette pêche une partie de plaisir : le cadre grandiose du fjord, le calme du crépuscule, en début de saison, qui ne s’achève qu’à l’aube, la technique employée, et les poissons, enfin, qui brisent ce silence d’autant de sauts d’argent. On pêche, généralement, à deux mouches, une plongeante en pointe et une autre en potence.

      La plupart des prises se font sur cette dernière, lorsqu’on la fait travailler en surface, en la retenant sans la brider. Un coup de main qu’on attrape vite... après quelques ratés. Mais alors, quel plaisir que de voir ces poissons, tantôt en l’air, tantôt à fond, vouloir à tout prix regagner les profondeurs toutes proches.

      Servnor
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