La gestion Salmonicole en question (Part. 2)


    Les Salmonidés, Comment ça Marche ?


    avril 2002 par Philippe Hardy

      Je poursuis aujourd’hui le raisonnement entamé le mois dernier à propos de la gestion salmonicole. Après avoir établi un rapide état des lieux, probablement plein de raccourcis un peu faciles et d’idées préconçues souvent approximatives, il me semble important, pour pouvoir tirer des conclusions pertinentes et efficaces, de résumer les connaissances dont nous disposons aujourd’hui à propos du mode de vie de nos truites.

      La truite, exactement comme le saumon

      On a longtemps ignoré - ou feint d’ignorer, parce que ça arrangeait certains - qu’en fait, le processus de reproduction de la truite est, toutes proportions gardées, exactement le même que celui du saumon. Le cycle commence dans un minuscule ru en tête de bassin, large de moins d’un mètre et d’une profondeur qui n’excède pas vingt centimètres.

      Les géniteurs y remontent dans le courant du mois de novembre pour venir y déposer leur future progéniture. Après un laps de temps variable en fonction de la température de l’eau, les œufs donnent naissance à une kyrielle d’alevins qui, dans un premier temps, après avoir résorbé leur vésicule vitelline et s’être extraits des graviers protecteurs qui constituaient le nid, vont grossir à même le ruisseau, puis, au fur et à mesure de leur développement, vont dévaler vers les parties de cours d’eau plus importantes.

      Les raisons de cette dévalaison sont presque exactement identiques à celles qui poussent les smolts à gagner la mer ; outre la part d’instinct, elle intervient tout simplement parce que leur nombre est trop important pour la place et la nourriture disponible, donc, parce que l’augmentation de leur taille et de leurs besoins ne leur permet plus de se maintenir en tête de bassin, quand ce n’est pas, tout simplement, parce qu’il n’y a plus d’eau dans le ruisseau ! Il leur faut donc migrer vers des zones plus riches et plus vastes, où ils pourront poursuivre leur développement avant de revenir eux-mêmes assurer leur propre descendance.

      Ces dernières années, plusieurs études capitales ont permis de mettre en évidence que la truite, exactement comme son cousin le saumon, remonte se reproduire dans le ruisseau où elle est née. C’est ce qu’on a appelé la théorie du homing, du "retour à la maison" pour les allergiques aux anglicismes. Si la raison est tout à fait claire dans le cas du saumon, on peut se poser la question de l’utilité pour les truites de remonter les cours d’eau sur des kilomètres, voire parfois des dizaines de kilomètres, pour frayer dans de minuscules ruisselets à peine larges d’une cinquantaine de centimètres.

      À la recherche de conditions optimales

      Pourquoi ne choisissent-elles pas de se reproduire à même les rivières ? Les raisons sont multiples et encore assez mal connues. Tout d’abord, parce que la granulométrie (1) des cours d’eau principaux ne permet pas, la plupart du temps, aux géniteurs de trouver un poste de fraie adéquat. De plus, en se rapprochant des sources, les truites trouvent une température d’eau souvent plus élevée à cette époque de l’année (2) et, en tout cas, beaucoup plus constante qu’en aval. Ensuite, parce que, malheureusement, la qualité de l’eau de la plupart de nos rivières est nettement inférieure à celle des ruisseaux de tête de bassin.

      Enfin, et c’est probablement l’élément déterminant, par souci de sécurité pour leur descendance ; en clair, pour mettre les futurs alevins tout d’abord à l’abri des crues que subissent fréquemment les gros cours d’eau en début de saison (avec un grand risque de colmatage des frayères), mais aussi pour les protéger de toutes les prédations possibles... Les vairons, les ombres, les barbeaux et les hotus se délectent des œufs, puis les perches, les chevesnes, les brochets et, bien entendu, les truites elles-mêmes se mettent à table sur les alevins.

      Tous ces risques valent bien de remonter quelques kilomètres, même au péril de sa propre vie. On peut dire qu’en l’occurrence, la nature a bien fait les choses et que la truite s’est merveilleusement bien adaptée à la détérioration de ses zones de reproduction.

      Bien évidemment, certains pourraient objecter qu’ils ont pourtant souvent observé des truites frayer à même un gros ruisseau ou une rivière. Ils auraient raison ; j’ai moi-même observé très fréquemment ce phénomène, notamment en visitant un minuscule affluent de la Hoëgne, où j’ai, chaque année, l’habitude d’aller jouer les voyeurs en observant les ébats de mes partenaires de jeu habituelles, tout en remplissant un panier de chanterelles.

      Ainsi, en novembre 1998, j’avais noté des conditions optimales pour la remontée des géniteurs : un débit constant qui faisait suite à un léger coup d’eau. J’ai pu ce jour-là assister à une remontée exceptionnelle : chaque portion de gravier était occupée par une femelle et un ou plusieurs mâles. Sur toute la longueur praticable du ruisselet - soit environ six cent mètres -, il y avait plus de cent géniteurs en poste, ce que je n’ai plus jamais revu depuis. Or, ce jour-là, en redescendant vers ma voiture, j’ai pu constater à proximité immédiate de l’embouchure du tributaire, cinq ou six nids creusés à même la Hoëgne et, à voir l’agitation qui y régnait, ces truites avaient bien décidé de tenter d’y pondre.

      La cause me paraissait évidente : le ruisseau frayère était saturé et elles n’avaient pas d’autre choix. L’observation de la taille de ces géniteurs confirma d’ailleurs mon impression de départ ; il s’agissait de petites truites (une petite vingtaine de centimètres à peine), visiblement chassées des postes du ruisseau par leurs aînées drôlement plus baraquées, il est vrai.

      Qu’en penser ? Simplement que les truites sont bien programmées pour retourner frayer à l’endroit exact où elles sont nées, c’est-à-dire dans le ruisseau sélectionné par toute leur ascendance pour ses qualités physiques, chimiques, biologiques et les conditions de réussite optimales qu’il peut donc offrir pour la reproduction. Mais aussi que, quand elles n’ont pas le choix et que l’accès au ruisseau ne leur est pas permis - à cause d’un obstacle ou parce que la frayère est saturée -, elles n’hésitent pas à pondre dans de mauvaises conditions, là où leur descendance n’est pas aussi bien assurée, voire franchement compromise.

      C’est comme ça aussi que s’opère la sélection naturelle : ce sont les sujets les plus forts qui gagnent le droit de se reproduire dans les meilleures conditions. Notez, pour l’anecdote, et pour illustrer la notion de prédation sur les postes de fraie, que j’ai pu observer ce jour-là, une vingtaine d’ombres rassemblés à l’aval direct des nids, et qui n’attendaient que le départ des géniteurs pour se mettre à table et nettoyer la frayère.

      La mémorisation du lieu d’origine

      Une autre question de taille est celle du processus suivi par la truite pour mémoriser le lieu de sa naissance, ainsi que le trajet pour y revenir pondre. Tout comme pour le saumon, nous ne possédons actuellement que des réponses partielles à ce problème. Il est, entre autres, tout à fait possible que la truite se guide en suivant ses sens olfactifs, qu’elle reconnaisse le goût ou l’odeur de l’eau.

      Aussi passionnante que soit cette problématique, elle ne constitue pas le point essentiel qui intéresse les gestionnaires halieutiques ; le plus important est de savoir à quel stade intervient la mémorisation, "l’imprégnation" du lieu de naissance. Cela se passe-t-il au stade de l’œuf ? Lors de l’éclosion (comme le fameux imprinting des oies de Konrad Lorenz) ? Chez l’alevin vésiculé ? Après la résorption de la vésicule ? Ou plus tard durant le développement de l’alevin ? Nous l’ignorons (3) .

      Les conclusions qu’il faut nécessairement tirer de ces informations sont multiples et capitales, car elles expliquent tous les échecs retentissants des alevinages en truites de ces quarante dernières années. En observant, année après année, l’échec systématique des rempoissonnements, on peut en conclure que cette mémorisation du lieu de naissance intervient très tôt dans la vie d’une jeune truite. Ceci doit nécessairement avoir des implications sur le mode de gestion des repeuplements piscicoles ; nous en reparlerons en abordant la question des solutions, notamment en envisageant la solution des boîtes Vibert.

      Quid des stockies ? (4)

      Mais qu’en est-il de tous ces poissons qu’on déverse par tonnes depuis bientôt quarante ans dans nos rivières de Wallonie ? Depuis le temps et vu les quantités souvent énormes de truites surdensitaires que l’on déverse dans nos cours d’eau, nous devrions constater des densités trutticoles phénoménales. Or, d’année en année, si on ne procède pas à un nouveau stockage massif, on constate qu’il n’y a plus de truites ou presque.

      Un des plus beaux exemples de ce type de gâchis nous est fourni par la Semois, jadis célèbre pour les tonnes de stockies qu’on y bassinait gaiement à la veille d’un jour de kermesse. La pression de pêche et les prélèvements effectués dans ces stocks par les pêcheurs ne peuvent pas seuls expliquer la disparition totale des ces poissons après seulement un hiver.

      On constate exactement le même phénomène sur certains parcours no kill où on ne prélève pourtant aucun de ces poissons de pisciculture. Mais alors, où vont-ils ? Que se passe-t-il ? Voilà une bonne question... Pourtant, on ne la pose jamais. On préfère se dire que les pêcheurs ont tout pris et on se trompe. Le professeur Philippart nous expliquait l’an dernier que les expériences de radio-pistage montrent que les truites indigènes remontent parfois très haut dans les tributaires pour s’y reproduire, alors que les truites de pisciculture ne bougent pratiquement pas de l’endroit où elles ont été déversées et frayent donc à même les rivières.

      Eh bien oui, comment voulez vous qu’elles puissent avoir l’instinct de remonter ces minuscules ruisselets ? Elles n’ont aucun point de repère et elles auraient bien du mal à rejoindre l’écloserie qui les a vu naître... La reproduction de ces trutta bassinae est donc vouée à l’échec puisqu’elle a lieu dans un milieu qui ne présente aucune des conditions nécessaires à sa réussite (granulométrie, température, sécurité,...).(5)

      Pour ce qui est de leur disparition, elle semble bien liée au cycle de reproduction. On sait que cette période est très éprouvante pour les truites. Elle les rend vulnérables aux prédateurs, mais aussi aux maladies. On constate, notamment sur un parcours comme celui de l’Amblève en amont de Remouchamps, que les truitelles déversées au printemps et qui n’ont donc pas encore atteint la maturité sexuelle en novembre passent très bien le premier hiver et on retrouve à l’ouverture suivante de magnifiques petites truites en pleine forme. Par contre, l’année suivante, elles sont aptes à se reproduire et on les perd définitivement ; on n’en retrouve plus une seule l’année suivante. Il est donc logique d’en conclure que la reproduction est probablement une des causes de la disparition des truites non indigènes.

      Peut-être, en se blessant sur les postes de fraie développent-elles des maladies contre lesquelles elles ne sont pas armées, ou bien, habituées aux granulés et mal adaptées aux conditions de disette de l’hiver, ne surmontent-elles pas la cure d’amaigrissement forcé engendrée par la fraie... Difficile de le dire. Toujours est-il qu’on n’en retrouve pratiquement aucune l’année suivante.

      Abâtardissement génétique ? Non, Môssieû !

      Il y a une quinzaine d’années qu’on entend parler d’un phénomène d’abâtardissement génétique dû aux déversements répétés de truites surdensitaires et qui aurait causé la disparition des souches locales. J’entends encore fréquemment les pêcheurs dirent péremptoirement qu’il n’y a plus de truites indigènes, ce qu’ils appellent des vraies sauvages.

      Je pense sincèrement qu’ils ont tort. Bien sûr, un mélange de nos souches ardennaises avec les stockies était à craindre. Bien sûr, il n’est pas exclus qu’une certaine introgression génétique puisse s’être produite ponctuellement et dans des conditions bien particulières, mais il apparaît aujourd’hui que cet abâtardissement génétique a été très largement surestimé.

      Plusieurs études très récentes montrent d’ailleurs que les taux d’introgression génétique sont finalement minimes. La raison en est finalement assez simple : ces deux types de truites, indigènes et stockies, ne se reproduisent pratiquement jamais au même endroit ; ainsi qu’on l’a dit les déversées tentent de pondre là où on les a placées, sans chercher un ruisseau-frayère dont elles ignorent l’existence, alors que leurs cousines sauvages remontent larguer leur précieuse cargaison des kilomètres et des kilomètres en amont.

      Ceci étant, j’ai tout de même eu l’occasion d’observer personnellement à plusieurs reprises les deux types de truites en même temps sur un même lieu de reproduction - parce qu’on avait eu l’excellente idée (sic !) de déverser des stockies dans un minuscule ruisseau - et j’ai été ravi de voir que les petites sauvages se comportaient vis-à-vis des grises à manches courtes comme face à des poissons d’une autre espèce. À ma plus grande joie, ces dernières, visiblement considérées comme des intruses ou des prédateurs, furent chassées sans pitié de tous les postes de ponte où elles se présentèrent.

      D’autres pêcheurs m’ont signalé récemment avoir assisté au même type de comportement, mais il n’est cependant pas certain que cette situation soit la règle et que les farios indigènes refusent dans tous les cas de se reproduire avec les déversées. (6)

      Le gros problème, c’est que, face à l’idée d’un abâtardissement général que tout le monde a pris pour une évidence, les gestionnaires piscicoles et halieutiques ont définitivement baissé les bras en estimant que la truite fario sauvage, ça n’existait plus et qu’il n’y avait donc plus rien à sauver. C’était oublier un peu vite les véritables sanctuaires que constituent un certain nombre de nos ruisseaux ardennais...

      Tirer les leçons de nos échecs...

      Ceci aurait dû depuis longtemps avoir des répercussions énormes dans la manière dont on gère les zones à truites. Malheureusement, la facilité d’une gestion et d’une pêche à court terme, ainsi que les implications économiques pour un certain nombre de pisciculteurs - d’ailleurs souvent bien implantés dans les comités locaux ou régionaux qui gèrent la pêche en Wallonie -, tout cela a fait que cette gestion s’est figée (pour ne pas dire fossilisée) dans une sorte de façon habituelle de faire, sans plus se poser de question.

      Une vision des choses qui paraît aujourd’hui tout à fait préhistorique, mais qui est pourtant la règle : "Il n’y a plus de poissons ? Eh bien, on en remet. Quoi de plus simple ? Et peu importe si on doit en remettre dans un mois ; l’essentiel est de contenter les pêcheurs qui veulent du poisson, beaucoup de poisson... Peu importe aussi la qualité et l’origine de ce poisson, de toute façon, il ne restera pas longtemps dans la rivière !"

      Le seul contrôle de qualité que l’on effectue se base sur un critère morphologique : "Il ne faut tout de même pas se moquer des pêcheur ; d’après tout bon dictionnaire, un poisson, ça a des nageoires, alors on doit au moins vérifier que les poissons qu’on déverse ont bien des nageoires. Plus ça ressemble à de la "vraie" truite, mieux c’est !".

      Il s’agit bien d’une vaste duperie organisée par nos chers gestionnaires et cautionnée par les pêcheurs. On va au bord d’une rivière, on prend plein de machins qui ressemblent à des truites et on se dit pêcheur de truites en se moquant bien de ces pauvres hères qui sont obligés d’aller dans des pêcheries pour capturer du poisson de pisciculture : "Non, non, nous c’est de la vraie pêche, on capture des vraies truites de rivière !" L’hypocrisie absolue ! Avec des permis aux environs de mille cinq cent francs belges soit environ quarante Euros par an, on a fait de nos rivières des pêcheries bon marché, sans aucun respect pour un patrimoine piscicole qu’on aurait dû protéger pour le transmettre à nos descendants...

      "Mais, enfin, pourquoi se poser tant de question, remettre en cause et bousculer des habitudes aussi bien établies ? Tout le monde est content, non ? Les gestionnaires sont fiers de leur boulot, les marchands de poissons se remplissent les poches et les pêcheurs sont contents, puisqu’ils peuvent prendre du poisson facile. Tout le monde y gagne, quoi." Mais en est-on si sûr ?

      Une nouvelle mentalité

      Eh bien, non, tous les pêcheurs ne sont pas satisfaits de cette situation. La constante diminution du nombre de permis en région wallonne et le véritable exil halieutique des pêcheurs wallons vers les pays étrangers, où ils trouvent des conditions de pêche nettement plus satisfaisantes, en sont d’ailleurs les meilleures preuves. Exactement comme pour l’épuration des eaux, sur le plan de la gestion piscicole, la Belgique est un mauvais élève, un cancre... Voilà plus de trente ans que certains précurseurs ont pris le risque d’abandonner cette politique de déversements forcenés de truites farios non-indigènes, pour se tourner vers d’autres solutions, dont nous reparlerons le mois prochain. Toujours est-il qu’il en retirent aujourd’hui tous les bénéfices et ont pu développer tout un secteur d’activité touristique lié à la pêche, ce que nous serions bien en peine de faire à l’heure actuelle.

      Chez nous, par l’entremise de pêcheurs globe-trotters, qui ont pu constater de visu qu’il était possible de faire beaucoup mieux autrement, les mentalités semblent enfin changer ; on retrouve chez de plus en plus de pêcheurs, mais aussi de gestionnaires de sociétés un certain nombre d’idées progressistes, une remise en question en profondeur de notre gestion salmonicole.

      Il ne manque plus qu’un peu de bonne volonté et un petit coup de pouce des pouvoirs politiques pour dépoussiérer, rajeunir une réglementation désuète et mettre enfin ces idées novatrices en pratique.

      À suivre...

      - La gestion Salmonicole en question (Part. 3)


      (1) La granulométrie désigne la taille moyenne du gravier à un endroit donné du lit d’un cours d’eau. Elle est très importante, notamment chez les salmonidés, pour le choix des lieux de reproduction ; les géniteurs choisissent toujours un gravier dont la taille est idéale pour assurer, à la fois, une oxygénation maximale et une protection optimale des œufs.

      (2) La montaison vers les postes de fraie s’effectue en général dans le courant du mois de novembre ; le moment exact dépend bien évidemment des conditions hydrométriques. Comme le saumon, les truites ont besoin d’un appel d’eau pour entamer leur remontée.

      (3) Notons qu’en ce qui concerne le saumon, on pense que la mémorisation du lieu de naissance intervient durant la première année. Cette fourchette reste cependant très vague et ne nous permet pas de tirer la moindre conclusion pour la truite.

      (4) Le terme stocky(fish) est utilisé Outre-Manche pour désigner les poissons issus de pisciculture, dont on se sert pour stocker un lac ou un cours d’eau c.-à-d. pour le rempoissonner. Ce terme englobe ici toutes les tailles de truites déversées, y compris les truitelles, et non seulement les sujets adultes.

      (5) En fait, en y réfléchissant bien, il est probable que l’absence de reproduction des truites arc-en-ciel déversées jadis dans nos cours d’eau ait exactement la même cause. La théorie d’une souche stérile est tout à fait farfelue ; leur reproduction est une réussite en pisciculture, ainsi que dans certains endroits d’Europe (Pyrénées, Autriche, Bavière, Slovénie,...) où elles ont trouvé des conditions parfaites pour se reproduire et où elles se sont très bien acclimatées.

      (6) Le cas des truites hybrides fario-marmorata slovènes en est d’ailleurs la plus triste illustration.

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