L’omble chevalier


    Salvelinus alpinus


    26 mai 2006 par EchosMouche

      L’Omble chevalier ou Salvelinus alpinus, appelé aussi Omble arctique, saumon salvelin ou truite rouge, connu et apprécié pour sa vigueur comparable à celle d’un saumon Atlantique, reste une espèce relativement méconnue de nombreux pêcheurs sportifs. D’origine boréale, très répandu dans le nord de l’Europe et du continent américain, l’Omble chevalier croît en eau salée et se reproduit en eau douce. Sous nos latitudes, l’omble chevalier est une espèce lacustre qui affectionne les eaux froides des anciens lacs glaciaires alpins comme ceux du Bourget et du Léman où elle est présente à l’état naturel mais aussi dans des lacs de cratère du Massif Central, dans certains lacs artificiels et dans les Pyrénées où elle a été introduite au 19ème siècle.

      La silhouette fuselée de ce superbe poisson, bien que plus allongée, n’est pas sans rappeler celle de la truite ou du saumon de fontaine dont il s’en distingue par sa mâchoire, sa caudale presque droite et les taches de teinte rose/violet qui parsément çà et là ses flancs argentés.

      Les espèces migratrices qui évoluent dans l’océan Pacifique, l’océan Atlantique et le grand Nord différent de l’espèce sédentaire par la couleur de leur dos bleu acier qui tranche avec la couleur verdâtre de leur cousin continental. Quelque soit l’espèce, ce salmonidé, le mâle en particuliers, est bien connu pour arborer des couleurs éclatantes, tirant sur le rouge-orangé au niveau du ventre et des nageoires inférieures, quand vient l’époque de la parade amoureuse.

      L’omble lacustre, qui à l’âge adulte vit en solitaire, se nourrit principalement de petits mollusques, de crustacés d’eau douce, de larves, de vers, d’insectes voire de débris de végétaux. Habitué des eaux froides, il est extrêmement sensible à toute forme de pollution.

      Bien que des pontes printannières soient possibles, l’omble chevalier se reproduit le plus souvent au beau milieu de l’hiver. Les frayères se situent à grande profondeur sur des fonds constitués de matériaux assez grossiers baignés par les courants. Contrairement aux autres salmonidés, la fécondité de l’omble chevalier est assez faible puisqu’elle se situe aux environs d’un millier d’ovules par kilo de son poids.

      Ce superbe poisson trophée, habitué des hauts fonds, s’aventure parfois en surface. Si un omble-chevalier venait un jour pointer son museau à portée de votre canne, n’hésitez pas à aller le taquiner. Le jeu en vaut vraiment la chandelle, croyez-moi.

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