Le mulet à grosses lèvres


    Mugil labrosus


    24 juin 2006 par EchosMouche

      Le mulet dit « à grosses lèvres », appelé aussi Mugil labrosus ou Chelon labrosus , appartient à la famille des Mugilidés. Cette espèce très répandue le long de nos côtes qui n’hésite pas à remonter les estuaires jusqu’à la limite des eaux saumâtres, fait partie de ces poissons sportifs que les pêcheurs en mer , moucheurs inclus, apprécient tout particulièrement tant il est méfiant et difficile à capturer.

      Le mulet dit « à grosses lèvres », appelé aussi Mugil labrosus ou Chelon labrosus , appartient à la famille des Mugilidés. Cette espèce très répandue le long de nos côtes qui n’hésite pas à remonter les estuaires jusqu’à la limite des eaux saumâtres, fait partie de ces poissons sportifs que les pêcheurs en mer , moucheurs inclus, apprécient tout particulièrement tant il est méfiant et difficile à capturer.

      Sa silhouette profilée, très caractéristique, permet de distinguer aisément le mulet des autres espèces marines. Son corps allongé de forme fusiforme et de couleur sombre, surmonté de deux dorsales aux rayons épineux, laisse apparaître des flancs de couleur argentée ornés d’alternances de bandes longitudinales sombres. Sa tête légérement aplatie se termine sur une bouche dont la lèvre supérieure très épaisse est munie de papilles et de petites excroissances d’où son nom de « grosses lèvres ».

      Le mulet dont la taille se situe le plus fréquemment aux environs de quarante centimètres peut atteindre, voire dépasser, les soixantes centimètres. Les mulets se déplacent généralement en bans où prédominent les mâles. Bien que très méfiants et évoluant le plus souvent en bordure de littoral ou dans les lagunes bordant la côte, ce sont aussi des habitués des embouchures des fleuves côtiers qu’ils remontent et descendent au grè des marées. Il est fréquent de les voir déambuler dans les ports ou d’assister à des chasses bruyantes qui ne passent pas inaperçues. Habitué des eaux froides, il s’écarte des côtes au cours de l’été quand les eaux où il évolue tendent à se réchauffer.

      Poisson omnivore, l’ordinaire du mulet à grosses lèvres est le plus souvent composé de diatomées benthiques, d’algues épiphytes, de petits invertébrés, de petits poissons mais aussi de détritus. Le mulet se nourrit aussi bien de jour que de nuit. La tête en bas, glissant sur le fond, il aspire et filtre avec ses denses branchiospines les particules organiques contenues dans la vase pour en extraire sa nourriture.

      Ovipare, comme les autres muges, le mulet se reproduit en hiver, entre décembre et avril. La reproduction s’effectue en pleine mer. Les oeufs, très abondants, sont pélagiques. Les alevins se nourrissent de zooplancton.

      le mulet
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