Le Salat


    Virée, canne en main, dans le Couserans


    29 juillet 2006 par Stéphane Villaine

      Je vous invite, aujourd’hui, à partir en virée, canne en main , dans la magnifique région du Couserans. Le Couserans est une région fort sympathique et accueillante pour les moucheurs passionnés qui aiment se mesurer, dans les règles de l’art, à dame fario. Ses rivières aux eaux fraîches et limpides, situées à seulement une heure trente de la ville rose, vous inspireront probablement le plus grand respect. Ce moment de partage avec une nature généreuse restera , j’en suis sûr, gravé pour longtemps dans votre mémoire.

      le Salat

      Le village de Saint-Girons, adossé au contrefort des Pyrénées, est traversé par une rivière appelée le Salat. C’est une rivière magique qui réserve des journées de pêche à la mouche extraordinaires, des moments insoupsonnés et inoubliables à qui sait prendre le temps de l’aborder et d’observer.

      Quel que soit l’endroit où vous vous trouverez, quelle que soit la direction que vous choisirez, dans un sens ou dans un autre, vous trouverez toujours dans le Couserans une rivière coulant au fond d’une vallée.

      En effet, ici, les rivières ne manquent pas . Elles ont pour nom le Garbet, le lez, l’Arac, la Bouigane, l’ Arize, l’Alet et sont toutes aussi belles et différentes les unes que les autres. C’est un vrai plaisir d’y pêcher, tant en sèche, qu’en nymphe à vue ou au fil.

      le Salat Si je tiens, plus particulièrement, à vous parler du Salat c’est tout simplement parce que c’est la rivière que j’affectionne le plus en raison de sa configuration et de la taille des poissons qu’elle abrite.

      En début de saison, la pêche en sèche est possible grâce aux éclosions de brunes de mars et de baétis rodanis. C’est en début d’après- midi, quand le nez de ces dames vient percer la surface, que vos chances sont les plus grandes. Ici, les moments forts en émotion et les bagarres avec de beaux poissons sont légions.

      Au tout début du printemps, à la fonte des neiges, pour peu que celle-ci soit précipitée, le Salat pourra se transformer en un fleuve puissant et impétieux totalement impêchable . Il pourra , tout au contraire, comme ce fut le cas cette année, montrer un visage plus avenant avec une eau légèrement grise doublée d’une absence totale d’éclosions ; des conditions défavorables certes décourageantes mais pas au point de contraindre un pêcheur à faire demi-tour.

      Stéphane VilaineLa fonte des neiges passée, l’activité reprend de plus belle. Un temps gris favorisera les éclosions donc les gobages. Tout au long de la journée, il ne sera pas rare de voir de beaux poissons, ici et là, prendre les émergentes qui passent dans la pellicule. C’est souvent à ce moment là que je sors mon arme favorite : la teckel fly, une mouche 100% bourre de teckel .

      Une journée très ensoleillée sera moins productive en insectes et en gobages de façon générale (même s’il n’y a pas de règle dans la pêche à la mouche). Vous aurez la possibilité de pêcher à vue en prospectant le long des bordures, à l’ombre des arbres. Soudain le poisson est là. Il gobe très rarement et discrètement mais il gobe.

      Le choix du modèle de mouche est primordial. Sa taille et son niveau de flottaison sont deux éléments déterminants. Journée ensoleillée et grosse chaleur riment avec coup du soir. C’est un instant magique quand tout est calme et que la fraîcheur envahit la rivière. Les insectes dérivent au grès des courants. Les plus belles truites montrent le bout de leur nez pour manger avant la nuit . Les familles de canards se jettent sur les éphémères et les tricos comme sur des friandises.

      le Salat

      La journée terminée, on rentre généralement la carte de l’appareil photo numérique pleine à craquer de belles images, la tête remplie de ces instants magiques et forts en émotion pour peu qu’on sache ... les apprécier.

      LE COUSERANS

      Région accueillante, à forte tradition agricole et pastorale, le paysage du Couserans est marqué par l’histoire et les échanges transfrontaliers. Blottie au pied des Pyrénées ariégeoises, à l’ombre des remparts gallo-romains de l’antique cité épiscopale de Saint-Lizier, Saint-Girons, la souriante capitale du Couserans étire ses rues pittoresques de part et d’autre de deux torrents tumultueux venus du plus haut des montagnes, le Salat et le Lez, qui se rejoignent en son centre. Pays verdoyant où monts et vallées s’entremêlent harmonieusement, le Couserans offre aux randonneurs, aux sportifs, aux pêcheurs et à tous les amoureux de la nature, un environnement préservé exceptionnel et un choix remarquable d’activités sportives.

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