La Nouvelle-Zélande (2nde partie)


    Probablement la meilleure destination au monde, mais ...


    24 octobre 2006 par Alban Boiton - Traduction Jérome Philipon

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      En terme de qualité de pêche à la mouche, les deux îles ne présentent pas de différences. L’île du Nord (certes plus civilisée) est largement aussi bonne que l’île du Sud car dispose également d’excellents parcours de pêche dans des endroits complètement perdus, et l’intérêt est, de pouvoir alterner grosses arc et grosses fario sauvages. Nous pouvons assurer la pêche en fin de saison pour des raisons météorologiques.

      Nouvelle-Zélande

      L’île du Sud avec des régions peuplées seulement de 5 habitants au Km2 qui est la plus sauvage reste très attractive. C’est le paradis des grosses fario dont les robes diffèrent sensiblement d’une rivière à l’autre au sein d’une même région.

      La pêche à la mouche et son évolution ...

      De plus en plus, nous nous dirigeons vers des parcours de pêche dans des propriétés privées accessibles par véhicule 4x4 la plupart du temps. Seul un tissu relationnel enrichi d’année en année permet de se retrouver dans des environnements plus que privilégiés et de se trouver face à des truites qui ne voient que très rarement de pêcheurs, le résultat est alors garanti.

      En matière de pollution, une pollution d’origine agricole est présente mais ne perturbe pas de manière irréversible la qualité des cours d’eau et des populations de truites. Je constate finalement que sans cette micro pollution, la plupart des eaux situées dans des environnements minéraux seraient encore plus pauvres en biotope. Je garderai mes réserves à dire que la qualité de la pêche a baissé de manière générale ces dernières années.

      J’ai tout de même observé que sur les parcours publiques, faciles d’accès, la qualité de la pêche avait baissé sur certaines rivières mais s’est aussi améliorée dans d’autres.
      Les saisons de pêche se suivent mais ne se ressemblent pas ; au fil de ces dernières années, aucune saison n’a été similaire. Suite à divers facteurs tels l’enneigement durant l’hiver, une crue sévère, une reproduction tardive, le degré de pluviométrie, la température des rivières, les populations de truites varient sensiblement d’une année à l’autre et les rivières se montreront plus ou moins productives.

      A la différence de la plupart des destinations où vous n’êtes pas autorisé à pêcher dans des propriétés privées, en Nouvelle-Zélande, une loi appelée « Queen’s Chain » vous préserve un droit de passage de trois mètres à l’intérieur des terres privées depuis le lit mouillé de la rivière. Cependant, suite à des abus bien regrettables de la part de touristes non respectueux des règles locales (il faut toujours obtenir la permission auprès du propriétaire terrien avant de passer sur ses terres et fermer les barrières en raison des troupeaux), j’observe de plus en plus de cadenas qui verrouillent les barrières situées à l’entrée d’immenses propriétés privées bordant des parcours de rêve. Ce phénomène est à craindre pour les années à venir car nous risquons de perdre une grande part de liberté pour la pêche à la mouche d’une valeur inestimable et qui n’existait nulle part ailleurs au monde.

      Au sujet des professionnels de la pêche, les guides de pêche néo-zélandais n’obtiennent qu’exceptionnellement un droit de passage exclusif car les propriétaires terriens prônent pour un accès à tout individu. En revanche, certains professionnels du tourisme-pêche jouissent de parcours exclusifs, en contre partie du coût d’une taxe donnant l’accès en hélicoptère sur le haut des rivières. Les déposes en hélicoptères ont augmenté de 40% ces cinq dernières années.
      Dans ces environnements, le temps de récupération d’un poisson stressé par un combat avec un pêcheur est estimé entre trois à quatre jours alors que les truites prises dans des endroits accessibles par voiture, est de deux jours.

      Nouvelle-Zélande

      Il faut considérer une dépose comme une somptueuse ballade ainsi que la découverte d’une vallée des plus sauvages mais non comme une garantie de prise de truite trophée et de quantité de truites attrapées. Encore une fois, une connaissance locale est très utile afin de s’adresser aux professionnels adéquats et de limiter les probabilités d’être déçu.

      Pour accéder aux parties supérieures des rivières, vous pouvez également opter pour la solution des Hutt (refuges) présents dans la plupart des vallées. Ils sont gérés par le DOC (Department of Conservation) et mis à la disposition gratuite des gens (randonneurs, pêcheurs, chasseurs) ; expérience sympathique car on y rencontre souvent des locaux avec qui l’on passe de bons moments. Cette solution de base de pêche appréciée par les touristes n’est toutefois réservée qu’aux pêcheurs ayant une très bonne condition physique et attention aux conditions météorologiques qui peuvent se dégrader rapidement.

      Finalement, concernant le permis de pêche (bon marché et vous permettant de pêcher pratiquement toutes les rivières de Nouvelle-Zélande), l’instauration d’un permis de pêche beaucoup plus onéreux pour les étrangers qui nous menaçait ne se réalisera pas, sa mise en place est trop complexe (lois à changer) et aussi trop coûteuse pour l’organisation compétente.

      Cette destination demeure un des infimes « véritables » derniers paradis sur terre pour les amoureux de la pêche à la mouche osant s’aventurer à l’étranger. Vous y ressentirez toujours un sentiment de liberté tant à la pêche que dans la vie quotidienne, de tranquillité et de sécurité. Vous découvrirez des rivières de rêve peuplées de magnifiques truites sauvages que vous prendrez dans les règles de l’art. En outre, un séjour de pêche à la mouche réussi n’est pas à la portée de tous les étrangers de passage qui ne sauront dompter les caprices de cette destination si attachante.

      Nouvelle-Zélande

      Pour plus d’informations sur Alban Boiton ou pour tout renseignement concernant les diverses possibilités de séjours de pêche à la mouche en Nouvelle-Zélande, contacter froggoy@hotmail.com ou Tél France : 06.88.82.96.80 ou Tél. Nouvelle-Zélande : 0064.21.17.55.351

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